Une étude suggère que l’agriculture biologique peut atténuer les effets négatifs de l’agriculture intensive et favoriser la survie des abeilles. © Myriams-Fotos, Pixabay License

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L’agriculture biologique est bonne pour les abeilles

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L'abeille, insecte pollinisateur par excellence, se présente comme une clé de voûte de la biodiversité. Et, alors que son déclin inquiète, aujourd'hui pour la première fois, une équipe de chercheurs montre que l'agriculture biologique pourrait bien lui profiter au-delà de ce que l'on imaginait.

En principe, quand arrive la fin du mois de juin, les apiculteurs ont récolté la moitié du miel d'une année. Mais « cette année, nous en sommes loin », alerte Henri Clément, porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française. Selon lui, c'est le changement climatique qui est à blâmer. Car dans certaines conditions climatiques, les fleurs ne produisent pas de nectar. Et les sécheresses de plus en plus fréquentes du début d'automne affectent la ponte des reines.

Mais des chercheurs du CNRS, de l'Inra et de l'université de La Rochelle (France) apportent aujourd'hui une bonne nouvelle en la matière. Ils ont analysé six années de données de suivi des abeilles domestiques. Leurs conclusions montrent que l'agriculture biologique est en mesure d'atténuer le déclin des abeilles. Surtout aux mois de mai et de juin, lorsque celles-ci souffrent de la faible disponibilité en fleurs, dans les régions d'agriculture intensive, entre les périodes de floraison du colza et du tournesol.

Cette étude a été réalisée grâce à un dispositif unique de suivi des colonies d’abeilles baptisé Ecobee. © Apis, Inra

Des abeilles mieux nourries

Les chercheurs ont observé que les colonies entourées de parcelles agricoles biologiques produisent jusqu'à 37 % de couvain, 20 % d'abeilles adultes et 53 % de miel en plus que celles qui évoluent dans des paysages agricoles plus traditionnels. Ainsi l'agriculture biologique semble produire différents effets positifs.

La production de couvain -- destiné à devenir des ouvrières -- peut, en effet, être favorisée par une plus grande diversité de ressources en pollen -- grâce notamment aux « mauvaises herbes » -- mise en parallèle avec une diminution de la mortalité due aux pesticides à une échelle locale. Quant aux réserves de miel, elles semblent augmenter grâce à une disponibilité accrue de fleurs mellifères à une échelle spatiale plus grande.

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