Le radiochimiste partage son temps de travail entre expérience et analyse des résultats. © adam121, Fotolia.

Sciences

Radiochimiste

MétierClassé sous :chimie , chimie nucléaire , mesure de la radioactivité

Passionné de chimie, de physique, de biologie, d'informatique, bref de sciences ?! Le métier de radiochimiste devrait te correspondre. Exerçant aussi bien dans le nucléaire que dans l'imagerie médicale, le radiochimiste est à la fois cérébral et manuel.
 

Par application de méthodes de chimie analytique, le radiochimiste étudie les procédés de fabrication de solides composés d'éléments radioactifs, dans un objectif de réduction de la toxicité des déchets nucléaires et d'amélioration du stockage géologique. Pour cela, le radiochimiste élabore une solution comportant les éléments radioactifs souhaités et la transforme sous forme solide afin de la tester.

Son but est de mettre au point des méthodes d'analyse des radioéléments à partir de protocoles déjà existants ou bien en en proposant de nouveaux afin d'optimiser leur fiabilité ainsi que leur sensibilité. Il recherche alors de nouvelles molécules permettant de séparer les radioéléments qu'il souhaite analyser, puis va traiter et interpréter les résultats obtenus.

Travaillant en équipe, le radiochimiste ne fait pourtant pas que des expériences. Il est par ailleurs chargé de rédiger les comptes-rendus de ses recherches et d'établir des protocoles expérimentaux. La participation à des congrès scientifiques fait également partie du métier.

Les principales compétences et qualités à avoir

Le radiochimiste doit posséder les compétences et qualités suivantes :

  • connaître les mesures radiochimiques.
  • savoir analyser et interpréter les résultats de recherches.
  • connaître les règles de sécurité et les procédures.
  • être rigoureux, minutieux et curieux.
  • aimer le travail en équipe.
  • assurer une veille scientifique.
Le radiochimiste est en recherche constante d’innovation afin de réduire la dangerosité des déchets nucléaire. © seventyfour, Fotolia.

Les conditions de travail

Le radiochimiste exerce principalement en laboratoire. Amené à manipuler des éléments radioactifs, il réalise de nombreuses expériences et analyse les résultats obtenus. Il quitte son laboratoire pour son bureau lors de la rédaction de comptes-rendus et de protocoles expérimentaux.
Le radiochimiste peut également exercer dans l'imagerie médicale.

Comment devenir radiochimiste ?

Il existe différentes formations à différents niveaux d'études pour exercer ce métier :

  • BTS Métiers de la chimie ;
  • DUT Chimie option Chimie analytique et de synthèse ;
  • DUT Mesures physiques ;
  • Licence pro Chimie ;
  • Ecole d'ingénieurs spécialisée en chimie.

Le salaire d’un radiochimiste

En tant que débutant, un radiochimiste perçoit un salaire situé aux alentours de 1500-1600 euros bruts. En fonction de son niveau d'études, selon s'il est technicien ou ingénieur, un radiochimiste peut prétendre à une rémunération comprise entre 2500 et 5000 euros bruts après plusieurs années d'expérience.

Les perspectives d’évolution d’un radiochimiste

Un radiochimiste peut évoluer vers des postes de chefs d'équipe.

Entreprises qui emploient des radiochimistes

  • CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) ;
  • laboratoire d'analyse (ex : Eurofins Eichrom) ;
  • site nucléaire (ex : Orano Tricastin) ;
  • établissement public de recherche (ex : INSERM) ;
  • groupe privé (ex : Areva).
     

Maman pour faire simple, la radiochimie, c'est de la chimie appliquée au nucléaire. Que ce soit en laboratoire ou en bureau d'étude, l'objectif est de déterminer la radioactivité et de la faire diminuer et/ou augmenter selon les besoins. Par exemple dans mon travail, je fais des séparations de radioéléments afin de caractériser les échantillons et ainsi pouvoir les orienter vers le bon stockage de déchets.

Je détermine également leur activité pour étudier la possibilité de rejet dans l'environnement ou encore je peux être amené à surveiller les marqueurs environnementaux autour des installations nucléaires pour informer les populations sur l'impact de ces installations.

Bref, je suis à la croisée de Marie Curie et du Docteur Octopus !