Certains arbres fournissent pollen et nectar en quantité aux abeilles pour nourrir la ruche et fabriquer leur miel. © Peyman Zehtab Fard, Flickr
Maison

11 arbres mellifères à planter pour attirer les abeilles

Question/RéponseClassé sous :jardin , arbre mellifère , miel

Vous comptez installer une ruche dans votre jardin ? Reste à choisir les plantes qui vont attirer les abeilles et produire un maximum de pollen et de nectar. Voici les arbres qui présentent le meilleur potentiel, en fonction des saisons et du rendement.

Une plante mellifère possède la capacité de fournir aux abeilles le nectar et le pollen dont elles se nourrissent pour fabriquer le miel. Le nectar, composé d'eau et de sucre, va déterminer le parfum et la consistance du miel. Le pollen, produit par les étamines des fleurs dites « pollinifères », est récolté par les abeilles sur leur corps et leurs pattes. Il apporte à la reine les protéines pour pondre et sert à nourrir les larves. C'est donc un élément indispensable à la colonie. Pour produire du miel et afin d’acueillir une ruche, il vous faudra donc planter des arbres à la fois nectarifères et pollinifères. Certains arbres fournissent aussi du miellat, qui est l'excrétion sucrée des insectes parasites fabriqué à partir de la sève de l'arbre et qui sert aussi de nourriture aux abeilles.

Robinier (faux acacia)

  • nom scientifique : Robinia pseudoacacia ;
  • floraison : avril-mai ;
  • potentiel nectar : 3/3 ;
  • potentiel pollen : 3/3.

De la famille des Fabaceae, le robinier est un arbre au feuillage caduc pouvant avoisiner les 30 mètres de haut. Ses fleurs denses et regroupées en grappes possèdent un parfum suave très apprécié des abeilles. Il fournit du pollen verdâtre, du nectar et du miellat. Le miel de robinier, faussement appelé miel d'acacia, présente une texture très fluide couleur ambre. C'est le miel le plus vendu dans le monde.

Le robinier. © Mariya Novikova, Flick

Saule marsault

  • nom scientifique : Salix caprea ;
  • floraison : mars à mai ;
  • potentiel nectar : 3/3 ;
  • potentiel pollen : 3/3.

De faible taille (2 à 10 mètres), l'aulne marsault est considéré comme l'un des meilleurs arbres méllifères. C'est une espèce dioïque, ce qui signifie que les fleurs mâles et femelles se trouvent sur des arbres séparés, donnant soit du pollen et du nectar (fleurs mâles), soit du nectar seulement (fleurs femelles). Les inflorescences sont des chatons jaune poussin très odorants. Le saule marsault nécessite cependant des conditions météorologiques favorables pour assurer une bonne production.

Le saule marsault. © Hornbeam Arts, Flickr

Arbre de Judée

  • nom scientifique : Cercis siliquastrum ;
  • floraison : avril ;
  • potentiel nectar : 2/3 ;
  • potentiel pollen : 1/3.

De taille moyenne (inférieure à 10 mètres), l'arbre de Judée donne une abondante floraison rose vif très esthétique pour embellir un jardin ou un espace vert. Il est très nectarifère et pollinifère, fournissant de précieuses ressources aux colonies d'abeilles au printemps. Planté dans un verger, l'arbre de Judée favorise aussi le développement de prédateurs contre les parasites tels que le psylle du pommier, du poirier ou de l'olivier.

L’arbre de Judée. © zToRAz, Flickr

Tilleul argenté

  • nom scientifique : Tilia tomentosa ;
  • floraison : juin-juillet ;
  • potentiel nectar : 3/3 ;
  • potentiel pollen : 1/3 ;
  • potentiel miellat : 1/3.

Très employé comme arbre d'ornement, le tilleul argenté allie croissance rapide et résistance à la sécheresse. Ses fleurs jaune pâle, très odorantes, attirent les abeilles et produisent un abondant nectar très parfumé. Le miel de tilleul est souvent un mélange de nectar et de miellat, ce qui lui donne un aspect crémeux de couleur pâle, avec une saveur persistante et sucrée. Sa floraison étant très courte (quelques jours), la production est cependant soumise aux aléas climatiques.

Le tilleul argenté. © Enzio Harpaintner, Flickr

Aulne glutineux

  • nom scientifique : Alnus glutinosa ;
  • floraison : février-avril ;
  • potentiel pollen : 2/3.

Appréciant les sols très humides et les bords de cours d'eau, l'aulne glutineux fleurit dès la fin janvier dans les régions les plus douces. De taille moyenne (10 à 20 mètres de haut), ses chatons allongés vert jaunâtre sont très appréciés des abeilles, sortant de leur léthargie hivernale, qui se servent de son abondant pollen pour activer la ruche. Ses fleurs étant naturellement pollinisées par le vent, elles ne produisent en revanche pas de nectar.

L’aulne glutineux. © Andreas Rockstein, Flickr

Noisetier de Byzance

  • nom scientifique : Corylus colurna ;
  • floraison : février-mars ;
  • potentiel pollen : 2/3.

Ce grand arbre de forme pyramidale fleurit très tôt dans la saison, offrant aux abeilles une ressource en pollen indispensable à l'élevage des larves. Il peut être planté isolé ou sous forme de haie, mais apprécie le soleil. Outre les abeilles, le noisetier est aussi connu pour attirer les écureuils qui raffolent de ses noisettes.

Le coudrier de Byzance. © Marc, Adobe Stock

Érable champêtre

  • nom scientifique : Acer campestre ;
  • floraison : avril-mai ;
  • potentiel nectar : 3/3 ;
  • potentiel miellat : 1/3.

Relativement compact avec son port arrondi, l'érable champêtre est le plus mellifère de tous les érables. Il supporte tous les types de sols et ne craint ni le froid ni la sécheresse. Dès le mois d'avril, il se couvre de petites fleurs blanc verdâtre qui fournissent un abondant nectar (jusqu'à 500 kg/an). Les abeilles se régalent aussi du miellat produit par les pucerons et récolté sur ses feuilles. Il est conseillé de le mélanger à d'autres essences d'arbre pour améliorer sa productivité.

L’érable champêtre. © Antje Fratte, Flickr

Châtaignier

  • nom scientifique : Castanea sativa ;
  • floraison : juin-juillet ;
  • potentiel nectar : 1/3 ;
  • potentiel pollen : 3/3 ;
  • potentiel miellat : 2/3.

Très courant dans les forêts françaises, le châtaigner est un arbre de grande taille pouvant atteindre 30 mètres de hauteur qui fleurit sur une période relativement courte, entre début juin et fin juillet. Ses fleurs, de couleur jaune pâle, dégagent une forte odeur très caractéristique. Le miel de châtaignier est obtenu à partir du nectar ou du miellat, surtout en fin de saison. C'est un miel brun sombre, qui se cristallise lentement et qui présente une saveur corsée et boisée.

Le châtaignier. © Maja Dumat, Flickr

Cerisier

  • nom scientifique : Prunus Cerasus ;
  • floraison : avril-mai ;
  • potentiel nectar : 2/3 ;
  • potentiel pollen : 3/3.

Non content de fournir des cerises pour la dégustation ou la confiture, le cerisier est aussi une excellente source de nectar et de pollen. Sa floraison, relativement tardive, donne de délicates et abondantes petites fleurs blanches contenant du pollen orangé. Le nectar de cerisier donne un miel très fruité et sucré qui rappelle le goût de la cerise elle-même. Pour une meilleure productivité, vous pouvez associer deux variétés différentes comme, par exemple, le cerisier Burlat et le cerisier Napoléon.

Le cerisier. © Kei Edam, Flickr

Marronnier

  • nom scientifique : Aesculus hippocastanum ;
  • floraison : mai-juin ;
  • potentiel nectar : 1/3 ;
  • potentiel pollen : 2/3.

Le marronnier, qui pousse particulièrement bien en milieu urbain, produit un pollen rouge brique et un résine très appréciée des abeilles pour fabriquer la propolis qui sert à consolider et aseptiser la ruche. Attention : selon certains apiculteurs, il serait toxique pour les abeilles lorsqu'il est planté en trop grand nombre.

Le marronnier. © Andreas Rockstein, Flickr

Sophora

  • nom scientifique : Sophora japonica ;
  • floraison : août-septembre ;
  • potentiel nectar : 3/3.

Aussi appelé arbre des pagodes ou arbre de miel, le sophora est un arbre très décoratif avec son port régulier et sa silhouette imposante (20 à 25 mètres de haut). Ses fleurs blanches attendent le mois d'août pour éclore, enveloppant l'arbre d'un nuage vaporeux de couleur crème très parfumé et mellifère. Il est ainsi très utile pour compenser une faible récolte en nectar si l'été s'est avéré peu fructueux. Le miel de sophora à la texture fluide et transparente possède un gout très prononcé.

Le sophora japonica. © Liliana Puyo, Flickr
Abonnez-vous à la lettre d'information La question de la semaine : notre réponse à une question que vous vous posez, forcément. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !