L'électricité réclame un câblage qu'il faut savoir maîtriser. © Legrand

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Tableau électrique : quels sont les types de courants générés ?

Question/RéponseClassé sous :électricité , tableau de répartition , tableau électrique

Dans l'habitat, une installation bien pensée comprend deux types de circuits électriques. Les uns fournissent le courant fort nécessaire aux éclairages, prises, équipements domestiques... Les autres amènent le courant faible destiné à la téléphonie et au multimédia. 

Les courants forts partent du tableau de répartition. Dans une installation moderne, il s'agit d'un coffret modulaire équipé d'une ou plusieurs rangées de rails DIN, suivant l'importance du logement. Ce coffret comprend également trois borniers : de neutre, de phase et de terre. Les borniers de neutre et de phase assurent l'alimentation générale. Ils se raccordent au disjoncteur de branchement, lui-même connecté avec le compteur électrique installé par le fournisseur d'énergie. Le troisième bornier, de couleur verte normalisée, est relié au dispositif de mise à la terre. 

La norme attribue des couleurs distinctes aux conducteurs d’alimentation : bleu pour le neutre, jaune/vert pour la terre, rouge pour la phase ou autre couleur (orange, marron, noir…) à l’exception des deux premières. © Promotelec

Des modules de protection normalisés 

L'installation électrique se répartit entre des circuits communs à plusieurs points d'utilisation (éclairages, prises de courant) et des lignes spécialisées (chauffe-eau, machine à laver, table de cuisson...). Conformément aux spécifications de la norme NF C 15-100, le tableau de répartition doit comporter des dispositifs différentiels à courant résiduel (DDR) d'une haute sensibilité 30 mA. Un DDR couvre plusieurs circuits. Monté en amont de la rangée, c'est soit un interrupteur, soit un disjoncteur. L'interrupteur différentiel protège les personnes contre les chocs électriques causés par un courant de fuite (défaut d'isolement...). Le disjoncteur différentiel joue le même rôle, mais protège aussi le matériel électrique contre les surintensités. Chaque circuit doit en plus être protégé, contre les courts-circuits et les surcharges, par un disjoncteur divisionnaire de calibre adapté. Le calibrage se fonde sur la puissance de l'appareillage alimenté. Par exemple : 16 A pour un circuit d'éclairage, 20 A pour un circuit de prises ou une machine à laver, 25 A pour un four, 32 A pour une table de cuisson. D'autres modules peuvent être ajoutés au tableau de répartition en fonction des besoins : délesteur, gestionnaire d'énergie, horloge programmable, parafoudre, etc.    

Les DDR de type A s’utilisent pour protéger les circuits spécialisés : machine à laver, plaque de cuisson… Ceux de type AC sont réservés à la protection des circuits communs. Il existe une autre catégorie de DDR marqués Hi, Hpi ou Si, qui assurent une protection renforcée des appareils les plus sensibles aux coupures intempestives : alarme, congélateur, informatique. © 123elec

Un câblage en règle

La section des conducteurs d'alimentation varie de 1,5 à 6 mm2, selon la puissance de consommation des appareils desservis. Le câblage chemine en encastré sous gaine annelée ICTA ou bien en apparent sous moulures, goulottes, plinthes, tubes PVC (IRL) ou métalliques (MRL). Les conducteurs aboutissent à des boîtes de connexion encastrées ou en saillie. Les boîtes à griffes pour cloisons sèches sont désormais interdites dans le neuf ou la réhabilitation des logements. Ne sont acceptés que les modèles à vis ou à sceller (pour murs pleins). 

Dans la construction neuve ou la réhabilitation des logements, les boîtes DCL (Dispositif de connexion luminaire) sont devenues obligatoires pour le raccordement des éclairages fixes : appliques, plafonniers, spots… © Capri

Un réseau spécialement dédié au multimédia

Pour le neuf et la grosse rénovation, toujours, la réglementation exige la mise en place d'un réseau de communication. Son infrastructure s'élabore en étoile à partir d'un coffret spécifique de grade 1 à 3, selon les niveaux de performance attendus. Chaque point de branchement (prise RJ 45, prise TV-FM-Sat...) est alimenté par un câble VDI (voies, données, images) indépendant, relié à un « départ » du coffret. Il n'y a pas de dérivation, de prolongation ou de circuit commun, comme on le fait pour les éclairages et les prises de courant.

Libre à chacun de placer le coffret de communication et le tableau de répartition l’un au-dessus de l’autre ou côte à côte. Mais leurs câbles ne doivent jamais circuler ensemble dans le même fourreau ou le même couloir de goulotte. © ABB
  • Mis à part dans l'ancien, les coffrets de répartition et de communication doivent prendre place dans une gaine technique logement (GTL) : il convient de respecter les normes d’accessibilité en hauteur. Délesteur, horloge programmable, parafoudre… différents modules de gestion peuvent être ajoutés en fonction des besoins techniques ou de sécurité.
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