Sous forme de câble torsadé ou de feuillard, le cuivre est un excellent conducteur d'électricité. © Michaud Export

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Comment réaliser une mise à la terre ?

Question/RéponseClassé sous :électricité , construction de maison , conducteur électrique

La mise à la terre est un système de protection majeur pour les personnes et les biens. Elle permet d'écouler un courant de fuite vers le sol naturel, en cas de défaut d'isolement d'un appareil électrique.

La norme NF C 15-100 rend obligatoire la mise à la terre aussi bien dans le cadre d'une rénovation que d'une création. Elle fonctionne en association avec le dispositif différentiel, qui protège contre les contacts indirects et les surintensités (surcharges, courts-circuits). Dès qu'un inter différentiel détecte une anomalie, il coupe l'alimentation électrique tandis que la mise à la terre canalise le courant de fuite sans risque pour les utilisateurs et les équipements électriques. 

La boucle en fond de fouille, méthode préférée dans le neuf

La construction neuve plébiscite la boucle en cuivre nu établie autour de la maison. Cette méthode, déclarée la plus efficace par les professionnels, consiste à dérouler un câble torsadé de Ø 25 mmdans une tranchée creusée jusqu'au niveau des fondations.

La barrette de mesure, dite aussi de coupure, permet de déconnecter le conducteur principal de protection, le temps d’effectuer le test de résistivité. Elle doit se démonter obligatoirement à l’aide d’un outil (clé plate, clé à pipe…), jamais à la main. © M.B.

La boucle se raccorde à une barrette de mesure normalisée. Fixée à l'extérieur ou à l'intérieur du bâtiment, cette barrette doit rester accessible pour permettre de contrôler l'efficacité de la mise à la terre. Elle est solidaire d'une borne spécifique, d'où partent au minimum deux câbles gainés jaune/vert. L'un, de Ø 16 mm2, constitue le conducteur principal de protection : il rejoint le bornier de terre du tableau de répartition. L'autre, de Ø 10 mm2, forme la liaison équipotentielle principale (LEP). Elle est chargée de relier à la terre, via des liaisons secondaires, les éléments métalliques conducteurs d'électricité (canalisations, huisseries...).

Le piquet de terre, plus simple en rénovation 

Ce piquet en acier galvanisé ou Inox se loge dans un regard de visite enterré et scellé dans le sol. Seul le couvercle doit rester apparent. Le fond du regard est percé pour permettre d'enfoncer le piquet le plus loin possible.

Si la nature du sol (rocheuse ou sablonneuse par exemple) ne favorise pas un bon écoulement du courant de fuite, on peut abaisser la résistivité en raccordant en série plusieurs piquets espacés de deux mètres environ. © M.B.

Le piquet doit atteindre une profondeur minimale de deux mètres. Sa longueur se choisit en conséquence. Il comporte une bride de serrage qui sert à maintenir l'extrémité d'un câble en cuivre nu de 25 mm2. Conformément à la réglementation sur l'électricité enterrée, ce câble chemine sous fourreau TPC de couleur rouge jusqu'à la barrette de mesure. Des trous sont percés à cet effet sur le côté du regard et dans les parois de la maison (soubassement, plancher...) à traverser. Un autre procédé consiste à remplacer le piquet de terre par une tresse en cuivre nu ou par le même type de câble torsadé, disposé à l'horizontale dans une tranchée longue de plusieurs mètres et profonde de un mètre à 1,60 mètre, selon la qualité du sol.

  • La résistivité d’une mise à la terre se mesure en ohms. Plus elle est basse, plus le dispositif est efficace.
  • Dans le résidentiel, normalement équipé d’un disjoncteur de branchement de 500 mA, la mesure ne doit pas excéder 100 ohms.
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