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Le Corbusier : Notre-Dame-du-Haut, une chapelle tout en paradoxes

Diaporama - Le Corbusier, l'architecte français du social
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Le Corbusier : Notre-Dame-du-Haut, une chapelle tout en paradoxes
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« L'émotion architecturale, c'est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». Le Corbusier déroute avec cet édifice religieux, fait de courbes et d'angles vifs, tout en paradoxes comme le tumulte intérieur d'une âme qui cherche sa foi. La reconstruction de la chapelle Notre-Dame-du-Haut, à Ronchamp, en Haute-Saône, constitue le premier projet culturel religieux de Le Corbusier. De confession protestante mais athée, Le Corbusier accepte malgré tout de le réaliser, subjugué par la beauté des lieux : « Je n'avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces quatre horizons, je n'ai pu hésiter ».

Bénie, en juin 1955, un an après la pose de la première pierre, la chapelle de béton, d'un blanc éclatant, s'inscrit tout en rondeur, dans les ondulations des collines environnantes. Elle est à la fois massive et élancée, ronde et rectiligne ; quel que soit le point de vue de l'observateur, elle se révèle à chaque fois différente et asymétrique, du sol à la toiture qui ne touche pas les murs et permet ainsi au soleil de s'infiltrer. À l'intérieur, le subtil jeu d'ouvertures sur les façades baigne le lieu de douce lumière. La chapelle a été voulue comme un espace de recueillement intime à l'intérieur mais ouverte sur l'extérieur pour proposer des messes en plein air.

La chapelle Notre-Dame-du-Haut construite sur la colline de Bourlémont, à Ronchamp. © A.BourgeoisP, Wikimedia Commons, GFDL