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Vidéo : les toits végétalisés sont-ils écologiques ?

Dossier - La maison écologique
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Le but des auteurs est de vous prendre par le bras et de vous emmener sur leur chantier pour vous apprendre comment utiliser tout un ensemble d'alternatives aux techniques de construction conventionnelles, le tout étant intégré dans une unique petite structure. Ils vous présentent chaque matériau comme un élément d'une conception soignée et réfléchie qui intègre l'environnement, nos besoins spécifiques et une combinaison de matériaux de construction trouvés sur le site, disponibles localement ou achetés en magasin, une conception visant à réaliser un bâtiment de charme, fonctionnel, écoénergétique et durable.

  
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Comparé à d'autres systèmes de toiture, le toit végétal requiert beaucoup de travail, une structure porteuse beaucoup plus solide, et sa conception est psychologiquement éprouvante.

Les très jolies maisons aux toits végétalisés d'Islande. © ReneBoinski/abogawat, Pixabay, DP

La seule pensée d'avoir à trouver une fuite dans un toit végétal me donne la chair de poule. Dans ces conditions, pourquoi nous sommes-nous imposés le fardeau d'un tel toit ? Eh bien, parce que les toits végétaux sont écologiques. Pour le prouver, passons en revue nos cinq critères habituels :

Faible impact de la construction sur l’environnement

L'homme moderne a pris la mauvaise habitude de remplacer des sols et des plantes absorbant naturellement l'eau par des surfaces imperméables, qu'il s'agisse de routes, de parkings ou de toits. Surtout en ville, cette implacable détérioration des terrains entraîne toute une série de problèmes. Les eaux de ruissellement envahissent les égouts. L'effet d'îlot de chaleur - véritable fléau dans nombre de villes - est un phénomène de réflexion de la chaleur qui augmente la température des villes jusqu'à 8 °C comparativement à la campagne environnante. Enfin, bien sûr, l'habitat des oiseaux et autres espèces animales est détruit. Alors qu'un toit végétal se comporte presque comme un terrain naturel. Il absorbe l'eau et réduit les ruissellements ; les végétaux utilisent la chaleur du soleil pour la photosynthèse plutôt que de la réfléchir dans l'atmosphère. Enfin, ce petit écosystème offre un habitat aux insectes, aux oiseaux et autres petits animaux. Si l'on y installe une terrasse ou tel autre espace de loisir, un toit végétal peut également constituer un lieu de séjour pour l'homme. Ce type de toit occupe la même surface que celle du bâtiment au sol, ce qui fait qu'il n'y a pratiquement pas de perte. En ville, l'installation après coup d'un toit végétal peut même augmenter les espaces verts qui ont été perdus.

Faune et flore cohabitent dans un toit végétalisé. © Clarke Snell

Économies d’énergie

Les couches d'un système de toit végétal créent une combinaison d'une solidité incroyable qui résistera à toutes sortes de transferts de chaleur. La chaleur rayonnante, principale source de transfert de chaleur dans bon nombre de systèmes de toiture, est absorbée par la couche de végétaux, et donc moins transférée au bâtiment. Cette couche isole également le toit du refroidissement éolien - la perte de chaleur due à l'effet combiné du froid et du vent. L'imposante masse thermique constituée par les végétaux, le substrat de croissance et les graviers crée une zone tampon stable entre l'isolation en dessous et l'air extérieur. Ainsi, les fluctuations des températures diurnes ont peu d'effets sur l'isolation. Enfin, la couche de végétaux crée un refroidissement par évaporation, qui agit comme un climatiseur intégré au toit. Toutes ces caractéristiques composent un système de toiture qui devrait réduire de manière significative les dépenses énergétiques de climatisation et de chauffage de l'édifice.

Durabilité

La véritable couverture d'un toit végétal est la membrane étanche. Ce toit durera aussi longtemps que la membrane. Dans un système bien conçu, cette membrane est protégée des forces pernicieuses de dégradation qui attaquent systématiquement les couvertures de toit. Tout d'abord, le vent ne représente manifestement pas un problème, puisque la membrane repose sous d'épaisses couches. De même, le soleil ne frappera jamais la membrane, le rayonnement UV destructeur est donc neutralisé. Enfin, la membrane est bien protégée contre les cycles gel-dégel, tout du moins dans notre cas, parce qu'elle est située sous la couche d'isolation rigide, ainsi que sous les autres couches du toit. La membrane d'un toit végétal se trouve donc dans un cocon chaud et protégé du soleil, bien à l'abri de ses ennemis.

Non toxicité

Le terme « toxique » désigne tout ce qui est dangereux pour la vie. Comme un toit végétal est un système vivant, on peut dire qu'il représente la partie la moins toxique d'une maison. Ses végétaux relâchent de l'oxygène et son petit écosystème engendre un cycle de décomposition qui augmente la quantité de terre arableVous pouvez même cultiver des fraises ou d'autres fruits et légumes là haut. Toutefois, sachez que la membrane est faite de caoutchouc synthétique, et je ne sais pas si ce matériau dégage ou non à la longue des substances dangereuses. Quoi qu'il en soit, comparé à d'autres couvertures de toit, je suis sûr qu'un toit végétal se situe très bas sur l'échelle de la toxicité.

Esthétique

Enfin, mais ce n'est certainement pas le moins important, les toits végétaux sont tout simplement magnifiques. Nous souhaitions que notre petit bâtiment s'intègre harmonieusement dans son environnement et qu'il soit un lieu agréable et plein de fantaisie, une source de détente pour nos hôtes qui les inciterait à revenir souvent. Comme vous le découvrirez, notre toit est un peu la cerise sur le gâteau, la touche de finition de notre petite maison de lutins.