Une technique basée sur les techniques d'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), vient de permettre la visualisation des plaques amyloïdes, typiques de la maladie d'Alzheimer, dans le cerveau de souris vivantes. Habituellement, la présence de ces plaques était confirmée par autopsie…

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    image obtenue en IRM

    image obtenue en IRM

    Ces plaques amyloïdes, formées par des protéines insolubles qui se regroupent en massesmasses compactes dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, peuvent apparaître 10 à 20 ans avant l'apparition des symptômes caractéristiques de cette affection (pertes de mémoire , démencedémence...). Ainsi, pouvoir détecter ces plaques chez des personnes asymptomatiques pourrait offrir dans le futur la possibilité d'agir assez tôt pour ralentir voir pour guérir la maladie. Plus près de nous, ce serait également un formidable outil de recherche, permettant de visualiser les effets des traitements potentiels in vivoin vivo.

    C'est dans ce but que Takaomi Saido et son équipe, basés au Riken Brain Science Institute de Wako, Japon, ont développé un nouvel outil des plus intéressant. Il s'agit d'un traceur non toxique composé d'hydrogènehydrogène (capable de se lier aux plaques amyloïdes) et de fluorinefluorine qui produit un signal magnétique distinct permettant la détection par IRMIRM classique.

    Les chercheurs japonais ont donc scanné 5 souris normales et 8 souris génétiquement modifiées (qui présentent des plaques amyloïdes) après leur avoir injecté leur traceur. Les résultats obtenus sont très positifs puisque les plaques étaient clairement visibles, avec un niveau de résolutionrésolution jamais atteint jusqu'ici.

    D'autres scientifiques poursuivaient le même but en utilisant la TomographieTomographie par Emission de Positons (TEPTEP). Cette technique, en plus d'être beaucoup plus coûteuse et d'une précision moindre, a l'inconvénient d'utiliser des radiations. La technique des japonais semble donc très prometteuse et va pouvoir être utilisée dès maintenant en recherche sur les souris. Après quelques modifications, les chercheurs espèrent faire de leur traceur un outil pour la recherche sur l'homme qui pourra démontrer l'efficacité ou l'inutilité de médicaments sur les plaques amyloïdes. A suivre donc...