Avant de sortir en boîte, quelques canettes de boissons énergisantes, un peu d’alcool et c’est parti ! Jusqu’au petit matin... ou plus tôt. Car le risque est dans l’abus de ces boissons et leur association à l’alcool. Leurs fabricants, pour leur part, organisent des soirées où ils communiquent davantage sur les bienfaits supposés que les risques de ces cocktails détonants.

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    Les opérations de marketing savamment construites parviennent efficacement à influencer le public cible, en l'occurrence les jeunes. © DR

    Les opérations de marketing savamment construites parviennent efficacement à influencer le public cible, en l'occurrence les jeunes. © DR

    En novembre et décembre derniers, trois producteurs d'energy-drinks - Red Bull, Coca-ColaCoca-Cola et Pepsico - ont lancé des versions condensées de leurs boissons phares. L'objectif annoncé est de simplifier le transport des canettes en réduisant la dose de 25 à 6 centilitres tout en conservant la même quantité de caféine. Ainsi cette dernière est-elle... quatre fois plus concentrée.

    Une étude américaine de 2008 avait déjà montré les risques - intoxication et hypertension artérielle - liés à ces boissons. Aujourd'hui, les fabricants banalisent leur consommation en recourant à des slogans aguicheurs : « Se glisse partout », « Diluer avec le liquideliquide de votre choix »... rien qui ne laisse entendre si ce liquide peut être alcoolisé ou non.

    Perception réduite de l'intoxication alcoolique

    Les soirées étudiantes se font également les partenaires de ces pratiques. Souvent parrainées par de grands groupes, elles sont l'occasion de mélanger alcoolalcool et boissons énergisantes.

    Or selon l'Agence française de Sécurité sanitaire des AlimentsAgence française de Sécurité sanitaire des Aliments (Afssa), « les boissons énergisantes diminueraient la perception, mais pas la réalité, de l'intoxication alcoolique ». La CLCV (association Consommation Logement et Cadre de Vie ) demande une information convenable des consommateurs. Elle vient d'interpeller le ministère de la Santé, le Syndicat national des boissons rafraîchissantes et les professionnels concernés.

    La CLCV réclame des mentions d'étiquetage claires et précises, ainsi que l'instauration de teneurs maximales en caféine pour les boissons énergisantes et autres produits enrichis, comme les compléments alimentaires ou les chewing-gums.