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    L'étude de vestiges osseux aide à comprendre comment les groupes de chasseurs-collecteurs du Paléolithique supérieur exploitaient les ressources de leur environnement. Nous allons ici nous intéresser au Massif central.

    Reconstitution d'<em>Homo sapiens</em> (une femme et un enfant). © Sémhur, <em>Wikimedia commons</em>, DP
    Reconstitution d'Homo sapiens (une femme et un enfant). © Sémhur, Wikimedia commons, DP

    Depuis l'acquisition des gibiers (chasse, piégeage) et la collecte de matériaux (boisbois de cervidés) jusqu'à la consommation et l'utilisation des produits obtenus (alimentaires ou non), les Hommes ont fait des choix que l'on tente d'identifier par l'étude des vestiges osseux.

    Les chasseurs-collecteurs du Paléolithique supérieur

    En effet, ces restes, qui sont des déchetsdéchets alimentaires et techniques (issus de la fabrication d'objets en os, bois de cervidés et ivoire)) permettent, lorsqu'ils sont bien conservés, de connaître les gibiers chassés, les stratégies de chasse, les produits obtenus, transformés puis utilisés ou consommés.

    La multiplication des données, leur confrontation à une échelle régionale ainsi que la mise en relation avec les données de l'exploitation des autres ressources (minérales et végétales) permettent d'aborder la question de l'étendue des espaces exploités et des environnements.

    Caribous nageant.
    Caribous nageant.

    C'est également la mobilité des groupes que l'on peut documenter grâce à de telles données (notamment celles des saisonssaisons de chasse et d'occupations des sites), question essentielle dans la connaissance de l'économie de groupes nomades. Ce que l'on sait aujourd'hui de l'exploitation du monde animal au Paléolithique supérieur témoigne de situations plutôt similaires à l'échelle de l'Europe occidentale et de particularités insuffisamment analysées.

    L'exemple du Massif central français est présenté dans ce dossier.

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