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Comment la police scientifique enquête sur une scène de crime ?

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Sur une scène de crime reconstituée pour la démonstration, un policier-enquêteur détaille les minutieuses opérations à effectuer pour comprendre ce qu'il s'est passé et relever tous les indices. L'ADN sera recherché sur le mégot et sur la tasse. Une poudre visualisera les « traces papillaires », qui permettront peut-être d'obtenir des empreintes digitales.

À l'occasion de cette présentation au public, un policier-enquêteur nous explique comment procèdent les équipes de police scientifique quand elles arrivent sur le lieu d'un crime. Ici, un corps a été retrouvé. Sa silhouette a été dessinée au sol et, à part lui, rien n'a été touché. Il faut d'abord « comprendre la scène du crime », explique le policier. Y a-t-il eu une bagarre par exemple ? Commence alors la recherche minutieuse d'indices, systématique et sans idées préconçues. Des détails, toutefois, focalisent les enquêteurs.

Dans cette scène apparaît une tache rouge. Un prélèvement sera effectué à l'aide d'un écouvillon. Le couteau, bien sûr, fera l'objet d'attentions particulières et sera manipulé avec précautions pour éviter toute détérioration d'indices qui pourraient s'y trouver attachés. On pense aux empreintes digitales, et c'est bien cela, mais le policier parle de « traces papillaires », car c'est le terme approprié. L'empreinte est le résultat obtenu après l'encrage de la trace laissée sur un objet par les crêtes papillaires présentes sur les doigts, mais aussi sur les paumes.

Les traces d’ADN parleront aujourd’hui... ou demain

Plusieurs sortes de pinceaux, aux poils souples (par exemple de martre, explique le policier), ou magnétiques, enduits de poudre, serviront à visualiser ces traces sur les objets. Tous les familiers de l'endroit et de la victime devront bien sûr donner leurs empreintes pour distinguer, éventuellement, celles d'un inconnu.

Les enquêteurs recherchent bien sûr des traces d’ADN. Ici, ce sera sur la tasse et sur le mégot, avec moult précautions. Sur la tasse, c'est un écouvillon, humidifié avec du sérum physiologique, qui sera utilisé pour prélever les traces d'ADN. Sur le mégot, ce sera fait sur le côté consumé. Même si son analyse, au laboratoire, ne désigne pas une personne connue, l'enregistrement sera conservé et un malfaiteur pourra ainsi être confondu des années plus tard, à l'occasion d'une autre enquête.

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