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Essais d'un sous-marin de poche au large de Brest

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Un sous-marin de poche, destiné au sauvetage en eau profonde, a procédé à ses premiers essais en mer jeudi dernier au large de Brest (France).

Le sous-marin de poche en cours de construction. Crédit : Ministère de la Défense britannique.

Le NSRS (NATO Submarine Rescue System) est un dispositif complet réalisé pour la DGA (Délégation Générale pour l'Armement), responsable des essais, sous la maîtrise d'œuvre du britannique Rolls-Royce et financé par la France, la Grande-Bretagne et la Norvège. Ses deux éléments les plus visibles sont un robot chargé de localiser un éventuel bâtiment en détresse au fond de la mer, et un sous-marin de poche comprenant un équipage de trois personnes. Celui-ci est équipé pour s'amarrer au sas d'évacuation de n'importe quel submersible de l'OTAN, y compris la Russie, et en permettre l'évacuation à raison de 15 personnes par rotation.

Dans la pratique, le NSRS est basé à Faslane (Ecosse), et peut rejoindre n'importe quelle partie du globe en un maximum de 72 heures. Il est transporté par un bateau-mère ainsi que l'automate de repérage, accompagné de tout un matériel indispensable, parmi lequel on peut mentionner un système portatif de lancement et de récupération, des équipements de décompression, et le matériel de commande à distance, de contrôle et de transmissions.

Le portique de lancement et de récupération. Crédit : Ministère de la Défense britannique.

Dès l'annonce d'une alerte, le NSRS sera transporté par route et par air jusqu'au port le plus proche et chargé sur bateau avec tout son équipement annexe. Après les premières opérations de repérage, le sous-marin de poche s'accouplera au sas du bâtiment en difficulté et pourra entamer la récupération du personnel, qui sera transféré à la surface et au besoin dans des unités de décompression.

Le dispositif est conçu pour opérer jusqu'à 600 mètres de profondeur dans toutes les mers, excepté dans les zones recouvertes par la glace ou par des vagues de plus de 5 mètres. Le coût total du projet, qui devait initialement s'élever à 210 millions d'euros sur 30 ans, a été abaissé à 170 millions d'euros à la suite d'une optimisation des modes de calcul, selon la DGA.

Un premier exercice réel d'évacuation est programmé du 26 mai au 6 juin au large de la Norvège, utilisant trois sous-marins fournis par la Norvège, les Pays-Bas et la Pologne, qui se poseront sur le plancher océanique afin de simuler une situation de détresse.