Nous vous en parlions dans nos précédentes news consacrées au Wifi, le Département de la Défense américain avait fait part de son mécontentement face à la future extension du Wifi. Le problème était que les radars militaires, qui utilisent un champ de fréquences identiques, pouvaient être parasités par les réseaux sans-fil. La nuisance appuyait à un endroit actuellement sensible, la défense de la Nation.
Mais, d'un autre côté, il était évident que de grands acteurs, comme Intel ou IBM, n'allaient pas laisser leur projet de "réseau sans-fil national" tomber aussi facilement.

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    Une antenne de connexion au Wifi

    Une antenne de connexion au Wifi

    Aussi, après d'âpres discussions qui ont duré plusieurs semaines, les industriels du secteur et l'armée sont-ils arrivés à un accord pour éviter ces interférencesinterférences malencontreuses. Les fabricants devront intégrer dans les appareils à venir un système qui détectera et évitera automatiquement les interférences avec un radar militaire. On peut s'interroger sur la potentialité d'une surveillance du réseau wireless par la même occasion. En tout cas, la contrainte se situe, logiquement, du côté de l'utilisateur "individuel".
    Il semblerait que les spécifications techniques déjà énoncées précisent jusqu'à quel point les technologies de détection doivent être fines.

    Comme on a rien sans rien, les industriels ont obtenu en contre-partie que le ministère de la défense appuie et accepte les propositions faites par l'administration Bush pour presque doubler le nombre de fréquences commerciales disponibles.
    Une telle mesure va bien sûr beaucoup jouer en faveur du développement des connexions sans-fil à Internet.

    La norme 802.11a, une de celles que l'on regroupe sous l'appellation générique WifiWifi, est particulièrement concernée. Elle offre des débits rapides (de l'ordre de la cinquantaine de mégabits par seconde) sur une fréquence de 5GHz. Un champ réservé habituellement, et ce de manière quasi internationale, à l'armée.

    Au final, aux Etats-Unis, les différents intérêts ont trouvé un terrain d'entente et la formule d'un des représentants de MicrosoftMicrosoft lors des discussions englobe tout à fait la réalité : "Ces accords offrent aux systèmes gouvernementaux la sécurité dont ils ont besoin, tout en permettant à l'industrie de créer les solutions innovantes qui satisferont la demande intense et croissante du marché".