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Une balise Bluetooth pour remplacer les coffres-forts ?

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Sensor-1, gros comme un carré de chocolat, pourrait sécuriser des biens de valeur. Équipée de capteurs, cette balise Bluetooth détecte le moindre mouvement de l’objet qu’elle protège et en informe son propriétaire sur son smartphone. Mais elle peut faire bien plus...

La balise Bluetooth Sensor-1 peut être placée sur n’importe quel objet de valeur pour le protéger. Au moindre déplacement, le propriétaire est informé. La principale nouveauté de ce produit est qu’il peut fonctionner en utilisant la connexion Internet des appareils auxquels il est relié. © Metasensor

Partant du constat que nous possédons de plus en plus d'objets de valeur, Metasensor, une entreprise californienne, s'est mise en tête de les protéger. Elle a créé le Sensor-1, une balise octogonale discrète et légère (26 mm x 12 mm pour 6,63 g) qui embarque trois capteurs (un accéléromètre, un gyroscope et un magnétomètre), ainsi que trois Led et une alarme puissante. Ce petit gadget digne de la panoplie de Q est capable de détecter le moindre déplacement dans les trois dimensions.

Sensor-1 prévient l'utilisateur en lançant une alerte sonore et visuelle, ainsi qu'une notification sur son téléphone, ou les trois en même temps. Un gadget pratique, donc, en cas de perte ou de vol de nos précieux objets. On peut par exemple utiliser le capteur pour surveiller son ordinateur à la bibliothèque pendant que l'on cherche un livre. Un hôte AirBnB pourrait également installer cette balise dans des pièces ou des placards que ses invités ne sont pas censés ouvrir.

Rien de bien nouveau pourtant : si les fonctionnalités du Sensor-1 s'arrêtaient ici, il ne serait pas bien différent des autres alarmes Bluetooth déjà sur le marché. Mais pour Nick Warren, le PDG de Metasensor, le Sensor-1 n'est pas une balise comme les autres. Contrairement aux modèles classiques, elle peut fonctionner sans être connectée à une application, en utilisant la connexion Internet de tous les appareils auxquels elle est reliée. Grâce au Bluetooth 4.2, le capteur peut se connecter à un appareil à une distance de 90 mètres si la vue est dégagée.

La balise Sensor-1 peut servir à sécuriser des biens mais aussi des lieux en pilotant des appareils domotiques. © Metasensor

La balise peut contrôler des installations domotiques

Placé sur une porte d'entrée, par exemple, le capteur pourra prévenir l'utilisateur sur son téléphone en utilisant la connexion Internet d'un appareil resté chez soi, et cela dès que celle-ci est ouverte. Son API étend ses fonctionnalités à d'autres objets et plateformes. Placé sur un vélo ou une voiture, le capteur peut activer la caméra Nest, éteindre le thermostat connecté et verrouiller la porte d'entrée dès que l'on s'éloigne de la maison.

Warren espère également que l'appareil plaira aux entreprises et aux institutions. Il imagine par exemple qu'il pourrait être utilisé comme une sorte de GPS d'intérieur pour suivre l'emplacement et la fréquence d'utilisation du matériel médical ou industriel. Grâce à sa batterie d'un an et sa résistance à l'eau et aux impacts, il pourrait également intéresser les entreprises de logistique pour le suivi de conteneurs.

Le fonctionnement de la balise repose entre autres sur une application mobile, mais aussi sur Aletha, une Web App qui permet de recueillir, d'analyser et de comprendre les données accumulées par les capteurs.

La société, qui a déjà levé des fonds auprès d'investisseurs privés, a commencé une campagne sur Indiegogo. En moins d'une journée, elle a réussi à lever pratiquement la moitié des fonds dont elle a besoin pour commercialiser le produit. Warren espère pouvoir livrer les premières balises d'ici septembre prochain. Campagne de crowdfunding oblige, ces délais ne sont bien souvent qu'une estimation généreuse et sont donc à prendre avec beaucoup de précautions. On pourra par ailleurs regretter que le prix d'entrée du Sensor-1 - déjà élevé à 80 dollars (70 euros) -, n'offre pas la possibilité d'utiliser l'API, pour laquelle il faudra ajouter encore 20 dollars (18 euros).

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