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Après les montres molles, les robots mous ?

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On imagine souvent les robots sous la forme d'un assemblage plus ou moins maladroit de composants en métal ou en plastique. Une vision peut-être dépassée.

Une chenille robot

Les robots de demain seront sans doute bien plus souples, plus organiques. Il pourront ainsi se déplacer plus aisément, adapter leur forme à leur environnement, sans parler bien sûr des applications médicales, où de telles machines molles pourront interagir de manière bien moins dangereuse avec l'organisme des patients.

Une équipe américaine de la Tufts University, dirigée par David Kaplan et Barry Trimmer, a reçu 730 000 dollars de la part de la fondation W. M. Keck afin de mettre au point de tels systèmes. Cette recherche se situe aux confluents de la biologie et de la nanotechnologie. Pour David Kaplan, ces artefacts "seront basés sur les matériaux biologiques et les mécanismes adaptatifs à l'oeuvre au niveau des cellules, des tissus ou des organismes"

Selon Barry Trimmer : "une des principales caractéristiques distinguant les constructions humaines des systèmes biologiques est la prépondérance des matériaux durs chez les premières. Si on trouve des éléments solides chez les êtres vivants, tels les os ou les cuticules, leurs constituants fondamentaux sont souples et élastiques. ... Il existe aujourd'hui des machines incorporant des matériaux flexibles à leur jointures qui peuvent s'avérer extraordinairement solides, puissantes et rapides. Mais aucune technologie à l'heure actuelle ne peut rivaliser avec un animal se déplaçant dans son milieu naturel".

Les recherches de Trimmer sur les chenilles serviront sans doute de base à l'élaboration de ces futurs robots. Il a en effet longuement étudié les moyens de locomotion de cette créature, capable de se mouvoir élégamment, alors qu'elle a un tout petit cerveau et pas d'articulations.

Par Rémi Sussan