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Ramdam, éblabla et bolidage : insolites vainqueurs du concours Francomot

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Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a présenté mardi 30 mars les prix du concours Francomot, destiné à trouver des équivalents français à plusieurs mots anglo-saxons à la mode, dont buzzchattuningnewsletter et talk. Désormais, il faudra parler de ramdam pour évoquer une information qui fait le tour du Web...

Photographie du début du XXIe siècle. Jeunes s'adonnant au éblabla, à la recherche d'un ramdam quelconque sur un ordi banal qui mériterait une séance de bolidage. © Monkey Business Images

Lancé en début d'année par le secrétariat d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, le concours Francomot a proposé aux étudiants et aux élèves d'envoyer des traductions innovantes pour cinq anglicismes régulièrement employés en France ces dernières années.

C'est ainsi que buzz, déjà traduit par le Commission de terminologie par bourdonnement, devient ramdam, un terme lui-même dérivé de l'arabe (NDLR ramdam vient de ramadan, nom du mois sacré des musulmans, qui, pour la colonisation française, était une fête synonyme de vacarme et de tapage nocturne). Bruipéchowebréseaunance ou encore actuphène faisaient partie des autres propositions.

Pour tuning, c'est le terme de bolidage, proposé par un étudiant en journalisme de Lyon, qui a été retenu. Autres propositions non sélectionnées : autodécoautomotifpersauto ou revoiturage.

Trop de bogues dans l'éblabla

Chat devient éblabla ou tchatche. Le jury, composé entre autres des artistes MC Solaar et Sapho, a en effet retenu deux mots ex æquo. Ils n'ont par retenu claverbiagecybercommérage ou papotage.
Enfin, newsletter et talk deviennent respectivement infolettre et débat. Les candidats avaient également proposé jourriel ou niouzlettre pour newsletter, et débatel ou parlage pour talk.

Reste à savoir si ces nouveaux termes parviendront à s'imposer dans les conversations et les médias. « Regardez, il y a dix ans, tout le monde parlait de walkman ou de software... Aujourd'hui, ces deux mots anglo-saxons ont naturellement été remplacés dans notre langage par baladeur et logiciel. Il n'y a donc pas de fatalité ! », a déclaré Alain Joyandet lors de la présentation des résultats.

Remarquons tout de même que bogue (pour bug, utilisé au Québec et préconisé il y a quelques lustres), mèl (pour e-mail, proposé plus récemment) ou encore arrosage et hameçonnage (pour spam et phishing, choisis il y a plusieurs années) n'ont jamais connu le succès...