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La danse étonnante d’un hand spinner dans la Station spatiale

VidéoClassé sous :Astronautique , astronaute , apesanteur

Des astronautes de l'ISS ont joué avec un hand spinner, donnant au passage une leçon de physique. Sans gravité, stabilisé par la rotation, l'objet tournant reste immobile et son mouvement n'est pas perturbé quand on le pousse. Faire tourner un vaisseau spatial est d'ailleurs une manière de le stabiliser sur sa trajectoire.

On s'amuse aussi dans la Station spatiale internationale. La Nasa a publié une courte vidéo montrant quatre astronautes (Joseph Acaba, Randolph James Bresnik, Mark Vande Hei et Paolo Nespoli) en train de jouer au hand spinner, ce joujou pour enfant. Le succès de ces images sur les réseaux sociaux montre la popularité de cet engin et aussi la curiosité envers le monde de l'espace.

Ici, le jeu permet de faire un peu de physique. Comme tout objet en orbite, la Station spatiale internationale (qui évolue à 28.800 km/h) par rapport à la Terre voit son poids annulé. La situation est celle de l'apesanteur, ou plus précisément la microgravité. À 400 km seulement du plancher des vaches, la gravité terrestre se fait toujours sentir et sans la force centrifuge due à la vitesse, l'ISS tomberait.

Un hand spinner libéré de la pesanteur

Le hand spinner, comme l'équipage et tout ce que contient la Station, est libéré (ou presque) de la pesanteur. Lâché, il se maintient immobile, stabilisé par sa rotation, comme le montrent les astronautes en tournant sur eux-mêmes. On remarque que le moyeu central se met en mouvement, malgré le très faible frottement avec la partie tournante, ce qui contribue à maintenir la rotation. L'engin devient alors très stable et peut êre bousculé, comme le montre adroitement Randy Bresnik (Nasa).

Il ne faudrait pas croire que les astronautes, au salaire confortable, sont payés pour jouer. Leur emploi du temps est même extrêmement serré, programmé à la minute près. Mais les temps de détente sont prévus, et indispensables. La communication avec le public, par les réseaux sociaux ou YouTube, figure aussi dans la planification d'une mission.

© Nasa