Lors de la Coupe du monde 1998, l’équipe de France de football avait l'avantage de jouer à domicile. © photo_master2000, Shutterstock

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Jouer à domicile, est-ce un avantage ?

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Dans le sport en général, et dans le football en particulier, on a coutume de dire que jouer à domicile représente un avantage certain. Même si tout le monde a ses chances - c'est bien ce qui fait toute la beauté d'un match -, les scientifiques spécialistes du sport le confirme.

Lorsqu'un footballeur évolue à domicile, de nombreux facteurs jouent en sa faveur.

Le rôle du public

Il connaît parfaitement l'environnement (le stade, les vestiaires, le terrain, etc.) et a tous ses repères. Mais aussi, et peut-être surtout, il est poussé par un public totalement acquis à sa cause.

Les psychiatres du sport le confirment : jouer devant son public transcende le sportif. Le public peut également exercer une influence non négligeable sur les décisions de l'arbitre.

Un taux de testostérone en hausse chez le sportif

Des chercheurs anglais ont par ailleurs étudié le taux de testostérone chez les footballeurs. Ils se sont aperçus que celui des footballeurs jouant à domicile était supérieur à celui des autres. Un résultat qui a également été observé chez d'autres sportifs. La testostérone est une hormone sécrétée naturellement par les joueurs, qui se montrent alors plus agressifs et déterminés sur le terrain.

La fatigue de l'équipe adverse

Enfin, la réussite des équipes jouant à domicile pourrait s'expliquer par... les défaillances des équipes adverses ! Celles-ci doivent en effet supporter la fatigue du déplacement (et éventuellement du décalage horaire), l'éloignement familial, un régime alimentaire différent, etc. Ainsi, le niveau des équipes en déplacement serait plus ou moins amoindri.

L'avantage de jouer à domicile confirmé par les statistiques

Que disent les statistiques ? S'agissant de grandes compétitions internationales de football, le fait de jouer à domicile semble effectivement représenter un avantage. Si le pays organisateur ne l'emporte que dans quelque 20 % des cas (certains, de toute façon, n'ont pas la prétention de gagner : la Corée du Sud en 2002, le Qatar en 2018, etc.), il atteint les demi-finales dans plus de... 70 % des cas !