Les États-Unis ont lancé le plan Marshall pendant la guerre froide pour aider à la reconstruction de l'Europe. Timbre édité pour le 50e anniversaire du plan Marshall. © cityanimal, fotolia

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En quoi consistait le plan Marshall pendant la guerre froide ?

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En 1947, les États-Unis lancent le plan Marshall pour aider à la reconstruction de l'Europe. Pas moins de 16 pays ont ainsi reçu une aide économique, ce qui a fait du plan Marshall pendant la guerre froide une véritable réussite.

Avant le plan Marshall, les États-Unis avaient envisagé une opération appelée plan Morgenthau, qui visait à faire payer la reconstruction de l'Europe à l'Allemagne. L'idée a finalement été abandonnée pour ne pas reproduire les mêmes erreurs qu'après la Première guerre mondiale.

Le plan Marshall, intervention des États-Unis pendant la guerre froide

En 1947, après des années de guerre, l'Europe est exsangue et peine à se reconstruire. Dans le même temps, les États-Unis et la Russie ont entamé une lutte idéologique et d'influence qui devient ce que l'Histoire a appelé la guerre froide. Les communistes tentent notamment de s'imposer en Turquie et en Grèce, ce qui inquiète les Américains. Ceux-ci pensent alors à aider financièrement ces pays pour éviter l'instabilité politique. Finalement, ils ne se contentent pas de cette solution et le 5 juin 1947, le secrétaire d'État George C. Marshall annonce la création d'un plan d'aide financière destiné à tous les pays qui le souhaitent. Appelé à l'origine Programme de rétablissement européen, il est rapidement rebaptisé plan Marshall.

La France et l'Angleterre, très aidées par le plan Marshall

Dès 1947, 16 pays européens acceptent l'aide des Américains. En 1949, ils seront rejoints par la République démocratique d'Allemagne. La Russie, qui pouvait prétendre à cette aide, refuse finalement et ne bénéficiera donc pas du plan Marshall pendant la guerre froide. Au total, le plan Marshall représente 13 milliards de dollars (l'équivalent de 150 milliards d'euros aujourd'hui) de prêts, mais surtout de dons, en nature ou en argent. La Grande-Bretagne, qui en récupère 26 %, et la France qui en récolte 23 %, en sont les principaux bénéficiaires.