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L'avenir de l'exploration spatiale européenne

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Divers acteurs concernés européens et l'Agence spatiale européenne (ESA) se sont réunis les 8 et 9 janvier à Édimbourg (Royaume-Uni) afin d'examiner d'éventuels scénarios de missions vers la lune, Mars et plusieurs objets proches de la Terre, tels que des comètes et des astéroïdes.

Ce débat intervient à l'heure où l'ESA prépare sa stratégie à long terme sur l'exploration spatiale européenne, qui sera présentée au Conseil de l'ESA au niveau ministériel au cours du deuxième semestre de 2008.

« Nous sommes à l'aube d'un exercice destiné à définir et à valider l'orientation qu'empruntera l'ESA dans sa stratégie d'exploration spatiale au cours des prochaines décennies », a déclaré Piero Messina, directeur du programme de l'ESA sur les vols spatiaux habités, la microgravité et l'exploration.

Plus de 170 scientifiques, politiciens et représentants de l'industrie aérospatiale ont assisté à la manifestation de deux jours à Édimbourg, qui affichait également à l'ordre du jour la collaboration de l'Europe avec d'autres pays dans l'élaboration d'une stratégie globale d'exploration de l'espace.

La NASA a d'ores et déjà annoncé son objectif de commencer en 2020 à construire sur la lune une base alimentée par l'énergie solaire, qui servirait d'étape-relais pour les missions habitées vers Mars.

En ce qui concerne l'ESA, son principal objectif réside dans une mission de prélèvement d'échantillons sur Mars, qui ramènerait des échantillons martiens qui seraient analysés sur la Terre. Plusieurs missions devraient être exécutées afin d'expérimenter la technologie requise dans la perspective d'atteindre cet objectif au milieu des années 2020.

D'après John Zarnecki, professeur à l'Open University (Royaume-Uni), les finalités scientifiques des missions européennes doivent mettre l'accent sur la réponse à certaines questions, en s'efforçant notamment de déterminer d'où proviennent les éléments constitutifs de la vie sur la Terre, s'ils ont évolué sur notre planète ou s'ils ont été apportés par un corps extérieur comme une météorite.

« Les astéroïdes sont des candidats potentiels pour l'amorce de l'évolution d'une vie organique sur la Terre », a affirmé le professeur Zarnecki. « Nous devons aller sur un astéroïde pour recueillir un peu de matériau et le ramener sur la Terre. »

L'étude de la composition de la lune pourrait également contribuer à expliquer l'évolution précoce du système solaire, a-t-il ajouté.