Sentinel 1A est un satellite d'imagerie radar tout temps et jour-nuit, capable d’observer à travers les nuages et la pluie à l'aide de son radar à synthèse d’ouverture en bande C. À l'image, le satellite et son radar déployé lors de ses essais de compatibilité électromagnétique dans l'usine cannoise de Thales Alenia Space (trois images de droite). © Rémy Decourt.

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En image : découvrez les multiples missions du satellite Sentinel 1A

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En quelques images, découvrez à quoi serviront les données de Sentinel 1A, le premier satellite du programme d'observation de la Terre Copernicus, capable de surveiller les glaces, de repérer les pollutions marines ou d'aider les sauveteurs après une catastrophe.

Lancé depuis le port spatial de l'Europe en Guyane française le 3 avril, Sentinel 1A est le premier satellite Copernicus. Ce programme européen d'observation de la Terre est sans précédent. Son intitulé, « Programme de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité de l'Europe », résume ses ambitions. Et avec six familles distinctes de missions, l'Europe s'en donne les moyens. Jason-3 vient de rejoindre Copernicus qui compte le satellite 5P, les trois familles de satellites (Sentinel 1, 2 et 3) et deux d'instruments (Sentinel 4 et 5) embarqués sur des satellites d'Eumetsat, Meteosat de troisième génération pour Sentinel 4 et Metop de deuxième génération pour Sentinel 5.

Sentinel 1A devrait débuter ses services commerciaux dès le début de l'été 2014, après une phase de mise en service, connue sous le nom de recette. Ce satellite radar a cela de particulier qu'il a été conçu pour répondre à une très large gamme de besoins liés à l'environnement, la sécurité et à l'amélioration de la qualité de vie des citoyens européens au travers d'une variété d'applications opérationnelles et scientifiques.

Pour cela, il est doté d'un radar à bande C à synthèse d'ouverture (SAR) est équipé d'une antenne électronique active, qui mesure 12,30 m sur 0,90 m, à guide d'onde, composée de 560 modules d'émission-réception et peut opérer dans quatre modes d'observation de la Planète. Il peut fonctionner de jour comme de nuit, s'affranchir de la couverture nuageuse, quelles que soient les conditions météo, et cela 24 heures sur 24.

Pour comprendre les missions de Sentinel 1A, quoi de mieux qu'une mise en situation ? Le 8 mai, l'Agence spatiale européenne et la Commission Européenne, qui finance le programme Copernicus, ont présenté les premières images de Sentinel 1A et les services opérationnels qui leur sont associés. Ils sont si variés qu'il n'est guère possible d'énumérer tout ce que peuvent apporter à la communauté scientifique et à d'innombrables utilisateurs les données de Sentinel 1A. L'Esa et la Commission ont mis en avant plusieurs services dont ceux du suivi des glaces, de la pollution maritime, du monitoring des récoltes et celui de la réponse aux situations d'urgence en cas de catastrophe naturelle.

Pollution et sécurité maritime

Cette image montre des plateformes pétrolières au large de la Norvège (points blancs) et l’eau qu’elles rejettent, contaminée par le pétrole mais pas suffisamment pour violer la réglementation dans ce domaine. © Esa

Monitoring des sols

Sentinel 1A est capable de faire un inventaire précis de l’état des récoltes, des forêts, de la couverture nuageuse et de l’hydratation des sols, par exemple. Cette carte montre une zone du centre de l’Allemagne et donne un inventaire précis des forets (vert foncé), de l’eau (bleu), des zones urbaines (rouge), des cultures (vert clair) et des champs encore nus (brun). © Esa

Situation d'urgences

Acquise le 13 avril dernier, cette image montre l’étendue des inondations dans la plaine de Caprivi, causée par la rivière Zambezi, en Namibie. Elle montre l'état des zones inondées et donne des informations sur les niveaux de l'eau (hauteur) à de multiple endroits. © Esa

Suivi des glaciers

Cartographie de la glace dans l’ouest du Groenland, réalisée à partir d’observations de Sentinel 1A. Actualisées plusieurs fois par jour, si nécessaire, ce type de carte renseigne sur l’état des surfaces glacées, la formation et le déplacement des icebergs d’un jour à l’autre. © Esa