Lancés en 2016 par une fusée Atlas-5, l'orbiteur Trace Gas Orbiter d'ExoMars et l'atterrisseur EDM qu'il transportera mettront neuf mois à rejoindre Mars. © Esa

Sciences

Exploration martienne : les instruments au sol d'ExoMars 2016

ActualitéClassé sous :Astronautique , ExoMars , ExoMars 2016

Première mission commune d'exploration de Mars pour l'Esa et la Nasa, la mission ExoMars 2016 est constituée d'un orbiteur (Trace Gas Orbiteur) et du démonstrateur EDM d'entrée, de descente et d'atterrissage. Après avoir sélectionné en août 2010 les instruments de l'orbiteur, les deux agences spatiales ont choisi ceux qui seront embarqués sur l'atterrisseur.

  • Admirez les belles images de la planète Mars 

ExoMars est une mission en deux étapes (2016 et 2018) que développent conjointement l'Esa et la Nasa. Si la mission de 2018 n'est pas complètement figée, celle de 2016 est sur les rails. Réalisée sous la maîtrise d'œuvre de l'Esa, elle comprend l'orbiteur Trace Gas et un atterrisseur de 600 kilos qui doit permettre à l'Europe d'apprendre à se poser sur Mars avec une orientation et une vitesse d'atterrissage contrôlées et validées par un certain nombre de technologies, navigation ou relais de données par exemple, qui seront nécessaires pour les futures missions d'exploration, comme celles qui ramèneront des échantillons martiens.

L'EDM (Entry, Descent and Landing Module) atterrira pendant la saison des tempêtes de poussière, « une opportunité unique pour caractériser l'atmosphère poussiéreuse pendant la descente du démonstrateur et de procéder à des mesures de surface intéressantes associées à un environnement de poussières riches », explique Jorge Vago, responsable scientifique du projet ExoMars. L'EDM doit survivre pendant une petite semaine en utilisant l'énergie restante dans ses batteries. Malgré sa faible durée, il offre une réelle opportunité scientifique.

Une petite semaine d'activité

Bien que ses capacités scientifiques soient limitées par l'absence d'énergie à long terme et l'espace réduit, les deux agences ont trouvé de la place pour installer trois instruments peu gourmands en énergie et une caméra couleur. Activés pendant la descente, deux instruments devront mesurer les performances et le comportement de l'engin et déterminer les conditions atmosphériques qu'il traverse (ce sont l'EDL pour Entry, Descent and Landing, et le Ideas, pour Investigations During Entry and Atmospheric Science).

Une fois sur la surface de Mars, c'est la suite d'instruments Dreams (Dust characterisation, Risk assessment, and Environment Analyser on the Martian Surface) qui se mettra en route pour étudier l'environnement du site d'atterrissage. Elle fonctionnera comme une station météo et recueillera des informations sur les vents (vitesse et direction), l'humidité, la pression et les températures de surface. Elle fournira également les premières mesures de champs électriques qui peuvent apparaître lorsque des grains de poussières en suspension dans l'atmosphère se frottent entre eux.