La Chine plancherait sur un projet de station spatiale plus grand que celui envisagé initialement. Les premiers éléments de ce futur complexe orbital pourraient être lancés vers 2020. © CNSA

Sciences

La Chine va tester Tianzhou-1, le véhicule qui ravitaillera sa future station spatiale

ActualitéClassé sous :Astronautique , station spatiale chinoise , Tiangong-2

Par Rémy Decourt, Futura

À un an du début de la construction de sa station spatiale, la Chine s'apprête à tester le module Tianzhou, le véhicule qui sera utilisé pour la ravitailler et rehausser son orbite. Une étape importante de son programme des vols habités, qui vient combler le retard par rapport à l'Europe et aux États-Unis.

La construction de la future station spatiale chinoise peut débuter. Le dernier véhicule qui lui manquait - un véhicule de transport de fret - sera testé en avril. Tianzhou-1, c'est son nom, « sera envoyé dans l'espace depuis le Centre de lancement de Wenchang par un lanceur Longue Marche-7 (CZ-7) », a indiqué un porte-parole du programme spatial habité de la Chine.

Ce nouveau véhicule réalisera une mission de cinq mois, dont deux amarré au module orbital Tiangong-2, au cours de laquelle seront testées la plupart de ses fonctions. En effet, il n'est pas seulement conçu pour transporter du fret et les fluides de ravitaillement (oxygène, propergols) à destination de la future station spatiale chinoise. Il sera également utilisé pour rehausser son orbite.

De ce fait, même si Tianzhou a la même architecture que Tiangong, il en diffère notablement. Ce véhicule doit être aussi un « pousseur-remorqueur », comme les Progress russes et les ATV européens. Il doit aussi porter 5 tonnes de fret en plus. Alors que Tiangong-2 pèse 8,5 tonnes, Tianzhou atteint donc 13,5 tonnes, ce qui est la capacité annoncée pour l'orbite basse du nouveau lanceur CZ-7.

Vue d'artiste du véhicule Tianzhou amarré au module orbital Tiangong-2. Attention, il n'est pas certain que ces représentations respectent fidèlement les proportions réelles des engins. © CMSE

Un véhicule spatial multifonctions

Lors de son vol libre, le véhicule effectuera des manœuvres à proximité de Tiangong-2, dont des manœuvres fictives d'évitement de débris spatiaux ainsi que des corrections de trajectoires. Pendant son amarrage à Tiangong-2, il testera les procédures de ravitaillement et, d'après les médias chinois, il est prévu l'essai d'une procédure automatisée de rendez-vous et d'amarrage rapide de 6 heures. Capable d'exécuter des manœuvres de transfert orbital et de rendez-vous automatique, mais pas autonome, ce véhicule peut être aussi vu comme les premiers pas de la Chine dans le domaine prometteur de la technologie du servicing en orbite, même si Tianzhou se contente de simples fonctions de ravitaillement.

Une fois la mission terminée, Tianzhou-1 sera déorbité. Il brûlera dans l'atmosphère, de la même manière que les autres véhicules qui ravitaillent la Station spatiale interntionale, à l'exception de la capsule Dragon de SpaceX qui est récupérée.

  Les commentaires ne sont pas disponibles pour le moment.