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En bref : 200.000 candidats pour Mars One, l’aller simple vers Mars

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Le projet d'expédier des volontaires sur Mars pour une mission sans retour, transformée en téléréalité, poursuit son cours, au moins médiatique. Les organisateurs viennent de comptabiliser plus de 200.000 candidatures, à l'issue de la première phase de sélection qui s'est clôturée le 31 août.

La liste des candidats pour l'expédition Mars One, ce voyage sans retour vers la Planète rouge. Des Français figurent parmi les quelque 200.000 candidats mais sont peu nombreux, loin derrière les États-Uniens, les Chinois, les Indiens et les Britanniques. © Mars One

L'équipe essentiellement hollandaise du projet Mars One, menée par Bas Lansdorp, vient de finir les comptes : entre avril et août 2013, elle a reçu 202.586 candidatures, selon une dépêche de l'AFP. La première phase est donc terminée. La plupart viennent des États-Unis, largement en tête avec 25 %. Suivent l'Inde et le Brésil, mais aussi le Royaume-Uni et, loin derrière, l'Espagne. Les Français ne se sont pas précipités en masse mais ils sont là (avec 1 % des candidatures).

Désormais, il va falloir organiser une présélection pour ne retenir, d'ici à 2015, que « six à dix équipes de quatre personnes [qui] subiront un entraînement complet » selon les organisateurs, cités par l'AFP. Les vainqueurs auront alors le droit d'aller mourir sur Mars, après un voyage sans retour, en 2023. Car c'est cela le projet Mars One : l'établissement d'une colonie d’humains qui ont décidé de ne jamais revenir sur Terre. Cette conquête de l'espace version moderne sera médiatique, suivie comme une émission de téléréalité. L'un des parrains de Mars One (aux côtés d'un prix Nobel de physique, Gerard 't Hooft) est d'ailleurs Paul Römer, pionnier de ce genre télévisuel. Quand bien même le décollage n'aurait jamais lieu, les entraînements dans le désert fourniraient peut-être déjà un spectacle lucratif.

Le calendrier retenu est « loufoque » pour l'astronaute Jean-François Clervoy, pourtant prêt à se lancer dans une aventure de ce genre, du moins avec l'assurance d'un retour. Quant aux moyens envisagés, qui passent par une collaboration avec l'entreprise Space X, ils traduisent une sous-estimation, selon lui, des difficultés techniques. En revanche, l'initiative a au moins le mérite de faire rêver...