La villa de Diomède, à Pompéi, telle qu'elle était lorsque l'éruption du Vésuve a enterré la ville en 79 après J.-C. Un modèle numérique permet aujourd'hui aux archéologues de l'étudier ainsi, mais aussi de restituer l'historique des fouilles, des observations, des dégradations et des restaurations. © Iconem

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En 2050, le patrimoine de l’humanité se visitera… en numérique

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Numérisation des sites archéologiques par des drones, reproduction par hologrammes ou par réalité augmentée, analyse des œuvres d'art jusqu'au niveau microscopique, possibilités de restauration inédites : l'accessibilité du patrimoine artistique de l'humanité et sa préservation prendront de nouvelles dimensions dans les décennies à venir. C'est ce que nous démontre ce soir l'épisode de Rêver le futur, sur Planète+, à 20 h 55.

Face au nombre croissant de visiteurs, l'accès du public aux monuments et autres lieux historiques est de plus en plus restreint. Il est loin le temps où n'importe qui pouvait pénétrer dans la grotte de Lascaux et voir de ses propres yeux les dessins magdaléniens. En 2050, il est certain qu'un grand nombre de sites seront fermés... et que certains auront été détruits.

Pourtant, les œuvres de l'humanité deviendront plus accessibles. Les visites virtuelles, les hologrammes et les reconstitutions par impression 3D sont déjà là. Et elles s'améliorent. Avec les drones et les techniques de réalité augmentée, les archéologues commencent aujourd'hui à utiliser des outils puissants pour étudier des sites sur place mais aussi les numériser pour permettre ensuite des reproductions fidèles servant aux scientifiques et visibles par le public.

Pour les œuvres d'art, les techniques d'analyse progressent continûment et permettent de mieux comprendre leur composition et leur structure. Ces nouveaux outils viennent de la science et sont ceux qui commencent à être utilisés aujourd'hui dans les laboratoires de pointe. Appliquées aux productions artistiques, ces technologies rendront possibles, à l'horizon 2050, des restaurations aujourd'hui impensables.

Le drone au service de l'archéologie  Avec un drone à quatre hélices, capable de voler en autonomie ou en mode manuel, les archéologues réalisent un relevé topographique d'un site. Les données (altitude, longitude et latitude), mesurées au GPS et associées aux photos (phase de capture), servent ensuite (étape de reconstruction) à réaliser un modèle numérique à trois niveaux (topographie, relief et images), utilisable par un archéologue (visualisation). © Iconem