Le New Shepard de Blue Origin, quelques secondes après son décollage. © Blue Origin

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Blue Origin réutilise son petit lanceur New Shepard avec succès

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Rémy Decourt, Futura-Sciences

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Et de deux ! Le lanceur New Shepard a une nouvelle fois franchi les 100 kilomètres d’altitude, deux mois seulement après son essai réussi du mois de novembre. Du coup, Blue Origin démontre la réutilisabilité de son système de lancement. D’autres essais en vol et de récupération sont prévus tout au long de l’année.

Blue Origin réutilise son lanceur spatial New Shepard avec succès  Les lanceurs spatiaux réutilisables semblent dans l'air du temps. Après un premier vol puis un retour sur Terre réussis pour le lanceur suborbital New Shepard, Blue Origin, l’entreprise américaine à l’origine du projet, a pu le réutiliser avec succès. La preuve en vidéo. 

Si la réutilisabilité d'un certain nombre de lanceurs est une des solutions envisagées pour baisser le coût de l'accès à l'espace, Blue Origin l'a d'ores et déjà adopté pour son véhicule suborbital New Shepard. À la différence d'un lanceur qui peut envoyer en orbite à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude un satellite, le New Shepard est un véhicule suborbital qui fait le pari d'amener à quelque 100 kilomètres d'altitude des touristes dans l'espace.

Il y a tout juste deux mois, Blue Origin faisait décoller ce véhicule suborbital en direction de l'espace et le ramenait intact au sol. Vendredi dernier, la société de Jeff Bezos, l'emblématique patron d'Amazon, a réédité son exploit avec ce même lanceur démontrant du coup la réutilisabilité du véhicule. Lors de ce vol, le New Shepard a de nouveau dépassé les 100 kilomètres d'altitude (101,7 km). L'étage comme la capsule, vide pour cet essai, sont ensuite retournés se poser au sol à l'aide de parachutes pour la capsule et du moteur utilisé pour l'amener à la frontière de l'espace pour l'étage.

Si l'on se fie aux déclarations de Jeff Bezos, les préparatifs de ce lancement ont été simples. Bien que Blue Origin ne détaille pas le coût de la remise en état du véhicule, l'entreprise a toutefois précisé que seuls les parachutes et des allumeurs pyrotechniques avaient été remplacés. Des modifications logicielles ont également été apportées afin que le lanceur ait un très bon comportement en vol au moment de se poser, à défaut de réaliser un atterrissage très précis. En effet, il s'agit d'éviter des à-coups trop brusques qui pourraient avoir lieu au dernier moment pour l'amener à se poser à l'endroit précis visé.

En parallèle au développement de ce véhicule, Blue Origin développe le moteur réutilisable BE-4 pour le futur lanceur Vulcan d'ULA.

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