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Police scientifique : comment les empreintes digitales trahissent les criminels

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Lors d'une enquête criminelle, il faut savoir tirer parti des informations laissées par le malfaiteur sur les lieux. Les traces digitales sont l'un des indices pouvant permettre de trouver un suspect. Nicolas Thiburce, chef du département Empreintes digitales de la Gendarmerie nationale, nous explique au cours de cette vidéo produite par la Cité des Sciences et de l’Industrie, comment prélever ces traces.

Il est aujourd'hui possible de prélever les traces digitales avec de nombreux procédés de révélation qui s'adaptent notamment au support sur lequel se trouve l'indice. Les méthodes les plus connues sont sans doute celle de la poudre colorée ou celle de l'utilisation des vapeurs de cyanoacrylate (Super Glue), qui demeurent assez efficaces sur divers matériaux. Au total, une dizaine de techniques a été développée au cours des dernières années. Les plus pointues permettent de détecter des empreintes même sur des matériaux difficiles comme les tissus.

Bien que les empreintes digitales soient utiles aux enquêtes criminelles, elles ne demeurent pas infaillibles. En effet, ces traces papillaires peuvent évoluer avec l'âge et il existe une probabilité (certes infime) que deux personnes différentes aient des empreintes aux caractéristiques similaires. Sans compter que, sur une scène de crime, ces traces sont généralement partielles ou souillées, ce qui ne rend pas leur identification facile.

© Universcience, Cité des Sciences et de l'Industrie