Expert Santé

Lucas Salomon

Professeur SVT

Classé sous :médecine , drogue , cannabis
Les sciences sont un monde que beaucoup jugent à part, certains le trouvant captivant, intrigant et fantastique, d’autres le voyant comme un univers dur, rébarbatif et dépourvu de poésie. Bien entendu, tout le monde a raison et tous ont tort à la fois. Je pense personnellement que les sciences ne sont pas à part mais font partie intégrante de nous et du monde qui nous entoure. Le manque d’enthousiasme qu’elles suscitent souvent, montre surtout les faiblesses de son enseignement et les limites des personnes qui la font découvrir. Notre but à tous, nous « passeurs de savoir », est donc d’être toujours plus exigeants envers nous-mêmes. Il faut attirer des gens de tous horizons dans ce beau voyage scientifique pour cueillir avec eux les fleurs de la connaissance d’aujourd’hui… qui donneront les graines des découvertes de demain ! C’est pour la mise en place de cette expédition perpétuelle vers l’avenir que Futura-Sciences œuvre chaque jour et je leur en suis profondément reconnaissant.
Lucas Salomon, Professeur SVT

Biographie

Diplômes et Concours

 - Doctorat de Neurosciences, Collège de France, Paris VI, 2007
- Master de Neurosciences, Collège de France, Paris VI, 2004
- Agrégation de Sciences de la Vie et de la Terre, ENS Lyon, 2003
- Magistère de biologie moléculaire et cellulaire, ENS Lyon, 2002
- Admission ENS Lyon, CPGE BCPST lycée Janson de Sailly, 2000

Expériences d’enseignement

- Professeur  agrégé de SVT, 2009 - 2010 Collège Jean Jaurès, Clichy (Titulaire de Zone de Remplacement - académie de Versailles)
 Assistant Temporaire d'Enseignement et de Recherche, 2007 - 2009
Université Paris VI - Détaché de l'académie de Versailles
- Chargé de TP et de TD Licence - Master - Interventions à la préparation aux concours agro/veto
- Moniteur, 2004 - 2007 Université Paris VI   Chargé de TP et de TD Licence - Master - Interventions à la préparation à l'agrégation de SVT
- Examinateur en CPGE BCPST, lycée Janson de Sailly, 2003 - 2005
1 heure par semaine en première (sup) et deuxième (spé) année
- Encadrant de sorties sur le terrain CPGE BCPST 2007, 2008 et 2009
Botanique, zoologie et géologie pour le lycée Clémenceau, Nantes

Autres expériences professionnelles

Orateur :

- Conférences sur le cerveau, les drogues et la toxicomanie, 2005 - 2009 Collèges et Lycées des régions parisienne, nantaise et rouennaise
- Atelier projet sur l'eau et la démarche scientifique, 2006
Classe de CM2, en partenariat avec Paris VI et le Palais de la Découverte

Auteur :

- Modules d'initiation à la biologie, CD-ROM Universalis V13, 2007
- Le corbeau et le renard ou la gravitation du camembert, Editions Ellipses, avril 2008
- Cerveau, drogues et dépendances, Editions Belin, février 2010

Chercheur :

3 mois à l'hôpital Rotschild à Paris en virologie, 2001
6 mois à l'Université La Sapienza à Rome en psychobiologie, 2002
6 ans au Collège de France à Paris en neuropharmacologie et en électrophysiologie, 2004-2009

Articles scientifiques spécialisés 2006-2009

9 Publications dans divers journaux scientifiques renommés dont PNAS, PLoS One, Journal of Neuroscience, Neuropsychopharmacology, European Journal of Neuroscience, etc. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/)

Articles scientifiques généralistes

La nicotine ne rend pas dépendant... Pour La Science, avril 2006
Les IMAO, des molécules indispensables à la dépendance tabagique ? Traité d'addictologie, Flammarion, 2006

1er prix du Poster, congrès de la Société Française de Toxicologie 2006

Fondateur de l'Association  Science Prod' « Médiation & communication scientifiques » 2009

Métier

Ma journée type a beaucoup changé depuis la rentrée scolaire 2009. Une vie s'est terminée le 31 août et une autre a débuté le 1er septembre, comme ça, d'un coup d'un seul !

Avant cette date « charnière », j'étais ATER (attaché temporaire d'enseignement et de recherche) à l'université Pierre et Marie Curie, qu'on appelle plus couramment Paris VI. Je n'avais donc pas vraiment de journée type puisque je partageais mon temps entre la recherche en laboratoire au Collège de France et les cours donnés à la Faculté. C'était tout l'art de jongler entre deux professions radicalement différentes sans transition.

Pour le quotidien, la partie recherche dépend beaucoup du genre d'expériences que l'on fait. Les manipulations in vivo (sur des animaux vivants) sont très prenantes et ne laissent que peu de temps dans la journée pour lire des articles scientifiques ou avancer autre chose en parallèle. On est le plus souvent à la paillasse pour suivre l'avancement de l'expérience, changer les conditions pour tester d'autres hypothèses, etc. Cela ressemble un peu à l'image que l'on se fait tout petits de la science avec le Docteur Frankenstein. Pour ce qui est des expériences in vitro, là on se rapproche plus de la série « Les experts »... mais attention, on ne fait pas renaître les morts et on ne recherche pas un coupable dans notre métier, on fait avancer à notre petite échelle les connaissances sur un sujet en vue dans le meilleur des cas de trouver des nouvelles thérapies pour soigner une maladie.

La partie enseignement à la fac dépend beaucoup des modules où l'on enseigne. Personnellement, je prenais beaucoup de plaisir à enseigner en premier cycle (Licence) où je donnais de nombreux TD et TP sur la biologie générale. Les étudiants y sont nombreux et ils hésitent encore dans la voie qu'ils vont prendre ; le rôle de l'enseignant est donc crucial à ce niveau. En plus des cours eux-mêmes, ce métier comporte une bonne part de travail en équipe pour la mise au point des enseignements, l'harmonisation des plannings, la préparation des partiels , la correction de copies, etc. Le suivi des étudiants est tr ès important et la disponibilité est une clef pour pouvoir remplir sa fonction correctement.

Dans ma nouvelle vie, la partie enseignement a remporté la partie et je suis professeur agrégé de SVT au collège. Pourquoi ? Parce que dans ma tête, je suis professeur avant d'être chercheur (j'ai passé l'agrégation avant de faire ma thèse) et que j'adore faire passer des connaissances, j'aime le contact avec les étudiants, les élèves. Il existe très peu de postes de professeur à temps plein à l'université et je donne donc des cours à un tout autre niveau cette année. Le travail est différent mais tout aussi demandeur et passionnant. Le défi est beaucoup plus humain qu'intellectuel pour moi. Il consiste, chaque jour, à trouver des astuces pour intéresser, motiver et faire comprendre des bases de science aux élèves. Il comprend aussi une part administrative que l'on ne soupçonne pas lorsque l'on n'est jamais passé de l'autre côté de la barrière... Ayant tous été élèves !