Santé

Focus sur les maladies prévenues par l'activité physique

Dossier - Protégez votre santé : Bougez vous !
DossierClassé sous :médecine , Sport , alimentation

-

Allié à une alimentation satisfaisante, le sport «l'équivalent de 30 minutes de marche rapide chaque jour», permet de réduire considérablement les risques de maladies cardio-vasculaires, de cancers, de diabète, de prise de poids et d'ostéoporose.

  
DossiersProtégez votre santé : Bougez vous !
 
  • A) Les maladies cardio-vasculaires en France

- Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité en France (32% des décès).

- Elles sont à l'origine de près de 170.000 décès chaque année dont 16.000 chez les moins de 65 ans avec 12% des décès féminins et 16 % des décès masculins (HCSP, 1998).

- Les deux principales maladies cardiovasculaires sont :

Les cardiopathies ischémiques, responsables de 27 % des décès liés à l'appareil circulatoire, soit 45.000 décès. Elles touchent majoritairement les hommes (44% des décès avant 65 ans). Les femmes représentent moins de 5 % des décès avant 65 ans.

Les maladies vasculaires cérébrales, responsables de 25 % des décès soit 42. 000 décès qui surviennent en majorité après 65 ans pour les deux sexes.

- Les tumeurs malignes représentent la première cause de mortalité chez l'homme, (29% de l'ensemble des décès) et la seconde chez la femme (23 % des décès) (HCSP, 1998).

- Le nombre de nouveaux cas est estimé à 240 000 par an.

- La probabilité d'avoir un cancer au cours de sa vie est évaluée à 46,9 % pour les hommes (près d'un homme sur deux) et à 36,6 % pour les femmes (plus d'une femme sur trois).

- chez les hommes : le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer, celui de la prostate est la seconde cause.

- chez les femmes, c'est le cancer du sein qui est à la fois le cancer le plus fréquent et la première cause de mortalité par cancer devant le cancer colorectal. La mortalité liée aux cancers du poumon a augmenté depuis 1990.

- Entre 1,2 et 1,5 millions d'individus, tous âges confondus, sont traités contre le diabète sous ses deux formes. Mais on estime par ailleurs que 250 000 personnes atteintes de diabète ne sont pas dépistées.

- Le diabète de type 2 non insulino-dépendant (DNID) concerne plus de 90 % des diabétiques et les cas augmentent avec l'âge avec un maximum de 8,6 % entre 65 et 74 ans.

- Dans la cohorte SU.VI.MAX, 0,85 % des femmes et 2,1 % des hommes de 50 à 54 ans sont suivis pour un diabète : pour la tranche d'âge 55-59 ans, les prévalences observées sont respectivement 2% et 3,3%. Chez les personnes obèses, ces prévalences sont beaucoup plus importantes : 5 % des femmes et 9 % des hommes.

- Près de 30% des diabétiques sont atteints de complications dégénératives à long terme : cardiopathies ischémiques, rétinopathie diabétique qui constitue l'une des grandes causes de cécité en France, néphropathie, artériopathie des membres inférieurs et neuropathies périphériques.

Selon les dernières données obtenues par l'étude Obépi13 et publiées en juin 2003, la France compte aujourd'hui plus de 5,3 millions de personnes adultes obèses et 14,4 millions de personnes en surpoids (Enquête Obépi 2003, L'obésité et le surpoids en France, dossier de presse du 17 juin 2003).

Toujours d'après l'étude Obépi, le pourcentage d'individus obèses de plus de 15 ans est passé de 8,2 % en 1997 à 9,6 % en 2000 à 11,3 % en 2003, soit une augmentation d'environ 5 % par an. La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé en 6 ans de 36,7 % à 41,6 %.

Les cas augmentent, chez les enfants, de façon dramatique depuis quelques années.

Le pourcentage d'enfants présentant un excès pondéral est passé de 3% en 1965 à 5% en 1980, de 12% en 1996 puis 16% en 2000.

Les deux principales conséquences de l'obésité infantile sont le retentissement psychosocial et la persistance de l'obésité à l'âge adulte. L'obésité est une maladie qui augmente les risques de mortalité, et également les risques de plusieurs maladies (le diabète non-insulinodépendant (DNID), les problèmes biliaires, l'hypertension artérielle, les maladies des artères coronaires, les accidents vasculaires cérébraux et certains cancers).

L'obésité est un facteur d'exclusion sociale. L'obèse est stigmatisé : des liens statistiquement significatifs ont été mis en évidence à différents niveaux entre l'obésité et l'accès à l'enseignement supérieur, l'accès à l'emploi, le niveau des revenus ou encore la promotion professionnelle.

Les influences environnementales : le risque de surpoids serait accru dans les milieux socioéconomiques modestes. On constate également, chez les enfants une influence du milieu familial, et notamment du poids des parents (Dowda, Ainsworth, Addy, Saunders & Riner, 2001).

- L'ostéoporose est une affection multifactorielle à l'origine d'une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures vertébrales et périphériques.

- Etre une femme constitue un facteur de risque : 7 femmes pour 1 homme sont touchées par l'ostéoporose.

- Au total 2 à 2,8 millions de femmes seraient atteintes d'ostéoporose : 10% des femmes à 50 ans, 20% à 60 ans et 40% à 75 ans. Parmi 100 femmes qui atteignent aujourd'hui l'âge de la ménopause, 17 à 19 présenteront avant la fin de leur vie une fracture par fragilité de l'extrémité du col du fémur.