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Dossier - Qu'est ce que la vie ?
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Beaucoup de philosophes et de biologistes ont disserté sur la question sans vraiment apporter de réponse convaincante jusqu'au siècle dernier. On reconnaît la vie quand on la voit, dit-on quelquefois. Cet argument à l'emporte-pièce est insuffisant.

  
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On peut aussi considérer que l'être est dit vivant lorsqu'il suit une évolution; comme la survie, la conservation de l'espèce. Cela nous permet de proposer une définition de la vie qui se dégage de tout anthropocentrisme, sans finalité particulière, ni morale. A la définition précédente il faut ajouter que "la matière est capable de s'auto-organiser sans être programmée".

Cette organisation est le plus souvent régit par un programme génétique, une série d'instructions permettant de réaliser les réactions métaboliques indispensables au fonctionnement de la cellule et de l'organisme si elles vivent en communauté.

L'androïde ne fait donc pas partie de cette catégorie même s'il est aujourd'hui capable de réagir à son environnement sans instructions déterminées. Nous nuancerons toutefois cette affirmation lorsque nous aborderons le thème des différentes formes de vie possible

Le professeur Christian de Duve de l'Université Catholique de Louvain (UCL), prix Nobel de Médecine définit la vie par sa structure physique. Partant d'un ordre particulièrement diversifié de l'arbre de l'évolution (l'arbre phylogénique divisé en branches, classes et ordres), les statistiques sur le classement moléculaire du génome des êtres vivants - ou du moins d'une partie des gènes qui le composent - prouvent que nous descendons tous d'un tronc commun où nous trouvons la première cellule : la cellule eucaryote, dont le noyau est séparé du cytoplasme.

 Une amibe arcella : un unicellulaire autonome capable de se reproduire

Cet être vivant se décompose en 3 parties :

Une membrane perméable qui le sépare du monde extérieur,
Un matériel génétique qui préside à l'auto-réplication,
Des protéines qui assurent le travail et dont la conformation spatiale est très importante.

Ces définitions de la vie s'appliquent parfaitement aux organismes unicellulaires, des bactéries aux paramécies. Leur agilité à se déplacer, leur mode de reproduction sont autant de signes de leur vivacité. Mais durant l'étonnante division cellulaire d'un embryon humain il en va tout autrement. Prémices d'un organisme pluricellulaire, la question se pose à nouveau de savoir à quel stade de son évolution peut-on parler d'organisme vivant ? En laissant à d'autres le soin de répondre au problème éthique, on constate que la réponse n'est plus aussi simple que tout à l'heure.

Les yeux rivés à l'oculaire d'un microscope, on observe de nombreuses divisions cellulaires, pourtant il n'y a toujours qu'un seul organisme. Cette répartition des rôles a pour conséquence de déléguer à l'organisme certaines fonctions physiologiques, telle la respiration, la digestion, l'excrétion, etc., autant de fonctions vitales dont toutes les cellules ont besoin pour se développer.

Chez les métazoaires la vie est contenue dans l'organisme tout entier. S'il meurt toutes les cellules subiront la même loi naturelle.

On peut donc en conclure que du plus frêle arbrisseau au plus grand mammifère, la vie n'est pas contenue dans la cellule, mais dans l'organisme tout entier. L'individu en soit n'existe plus.

C'est à ce point vrai qu'au stade initial pratiquement toutes les cellules peuvent assurer n'importe quelle fonction de l'organisme. Que l'individu adulte vienne à disparaître, d'autres cellules spécialisées prendront sa place pour assurer la survie de l'ensemble. Des millions de cellules meurent ainsi chaque jour dans le corps humain dans notre plus grande indifférence. Mais si l'organisme meurt ce sont toutes les cellules qui subiront la même loi universelle..