Santé

L’exploration du génome humain et la mesure de la diversité

Dossier - Diversité génétique et questions de races
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La lecture du génome humain a révélé l’ensemble de notre patrimoine héréditaire. On peut aujourd’hui mesurer précisément les différences génétiques entre personnes et populations. Ces différences réintroduisent-elles l’idée de « races » humaines biologiquement différentes ?

  
DossiersDiversité génétique et questions de races
 

A partir des années 1990, l'exploration du génome humain a été engagée dans le cadre de grands programmes internationaux et a abouti à la lecture intégrale des trois milliards de bases A, T, G ou C que contient l'ADN humain et dont l'ordre, la succession, la séquence renferme les formules des protéines nécessaires à la vie.

Une vision (un peu simplifiée) d'une cellule et de son noyau dans lequel on voit les chromosomes. L'un deux est "déroulé" pour montrer la molécule d'ADN.

Cela a permis, grâce à la comparaison de l'ADN de différentes personnes, de mesurer la diversité génétique de l'espèce humaine. Celle-ci est faible : on trouve environ 0,4% de différence entre l'ADN de deux êtres humains. Jusqu'à récemment, on croyait même que ce chiffre était de 0,1%, d'où l'affirmation que « nous sommes tous identiques à 99,9% ».

En fait cette évaluation ne tenait compte que des différences ponctuelles, les Snips (voir plus loin) et il existe aussi des différences portant sur des régions longues de quelques centaines ou milliers de bases (dont le nombre d'exemplaires est variable selon les individus) qui portent la valeur à 0,4 ou 0,5%.

Cette faible diversité (inférieure à celle que l'on trouve au sein de chaque espèce de grands singes) est due à l'apparition et l'expansion très récente notre espèce à partir d'une population peu nombreuse (une dizaine de milliers de personnes il y a cinquante mille ans environ).