Santé

Soja

DéfinitionClassé sous :Nutrition , Santé , soja
 
Le calcium contenu dans le soja participe à la contraction du muscle cardiaque. ©naito8, Shutterstock

Alternative aux céréales traditionnelles (blé, orge, seigle...), le soja entre aujourd'hui dans la composition de nombreux menus, végétariens ou non. Quels sont ses bénéfices pour l'organisme ? Comment expliquer ses bienfaits ?

Le soja, un allié pour la santé cardiovasculaire

Originaire d'Asie, le soja - sous forme de steak, par exemple - vient de plus en plus remplacer la viande, le poisson ou les œufs dans les assiettes occidentales. Riche en protéines végétales, cette légumineuse est dépourvue de cholestérol et contient des acides gras mono- et polyinsaturés (bonnes graisses). Ce précieux allié pour la santé cardiovasculaire est recommandé par l'American Heart Association (AHA), organisme de référence aux États-Unis.

En effet, une consommation élevée de soja diminue les taux de triglycérides et de cholestérol. Les consommateurs réguliers de soja mangent moins de protéines animales comme la viande rouge ou les produits transformés, plus riches en acides gras saturés et trans. Résultat, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, une diminution du risque d'infarctus et de maladies cardiovasculaires est repérée chez les consommateurs de soja maintenant un mode de vie équilibré.

Du soja contre le cancer ?

Cet oléagineux (le plus répandu au monde) fait partie d'une alimentation anti-cancer. Un pouvoir lié à sa teneur en phytœstrogènes, lesquels participent en effet à la destruction des cellules tumorales, en particulier celles localisées au niveau mammaire, de la prostate, du système gastro-intestinal, mais aussi de l'endomètre comme le prouve un travail mené auprès de 395 femmes et rendu public dans le journal de la North American Menopausal Society.

Toujours chez la femme, les isoflavones (catégorie de phytœstrogènes) contenues dans le soja aident à réduire les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les insomnies et les maux de tête ressentis pendant les premières phases de la ménopause. Cette plante est d'ailleurs considérée comme efficace en substitution des traitements hormonaux habituellement prescrits pour pallier ces symptômes liés à la chute hormonale.

Le soja, une source de minéraux

Autre atout, le soja est doté d'une bonne concentration en fer. Ce minéral favorise la circulation de l'oxygène dans la circulation sanguine, contribue à la formation des globules rouges et stimule aussi la synthèse des neurotransmetteurs. Attention toutefois, le fer contenu dans les protéines végétales est plus difficilement absorbé par l'organisme comparé aux protéines animales. Un mécanisme renforcé par l'association du soja à la vitamine C.

Enfin, sa teneur en zinc joue un rôle essentiel dans la cicatrisation des plaies et la stimulation du système immunitaire. En régulant la production d'insuline par le pancréas, le zinc contribue aussi à la fonction hypoglycémiante associée au soja. Un pouvoir notamment repérée chez les femmes ménopausées et les patients diabétiques.

Lait de soja, tofu…

Où trouver le soja ? Celui-ci peut se consommer en fèves, en haricots, en sauces (shoyu, tamari), en huile, en lait (tonyu), en boissons ou sous sa forme fermentée à base de graines (fromage, tempeh, miso, natto). Le tofu est quant à lui issu du caillage du lait de soja.

Pousse de soja dans la cuisine asiatique

Ce qui est couramment appelé « pousse de soja » et vendu en France est en réalité issu des graines du haricot mungo (ou soja vert), un ingrédient répandu dans la cuisine asiatique mais différent du soja.

Sources :

  • Nagata C., Mizoue T. et coll. Soy intake and breast cancer risk: an evaluation based on a systematic review of epidemiologic evidence among the Japanese population. Japanese Journal of Clinical Oncology 2014 ;
  • Sacks FM et al. The American Heart Association Nutrition Committee. Soy protein, isoflavones, and cardiovascular health: an american heart association science advisory for professionals from the nutrition committee. Circulation 2006 ;
  • « 120 plantes médicinales, composition, mode d'action et intérêt thérapeutique. De l'ail à la vigne rouge », Max Rombi et Dominique Robert, éditions Alpen