Santé

Rejet de greffe

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L'opération de transplantation n'est pas le seul écueil lors d'une greffe. Même si celle-ci est parfaitement réalisée, le système immunitaire du patient peut chercher à se débarrasser de cet élément inconnu : c'est le rejet de greffe. © CG94 photos, Flickr, cc by nc nd 2.0

Le rejet de greffe correspond à la destruction du greffon transplanté dans un organisme, du fait d'une réponse immunitaire dirigée contre lui. L'élément étranger est perçu comme un intrus et donc une menace, alors les défenses de l'organisme réagissent. Il constitue la principale complication consécutive à une greffe d'organe, mais peut être limité grâce à des traitements immunosuppresseurs.

Différents types de rejets de greffe

Après la transplantation d'un organe, le corps réagit parfois très vite, dès les premières heures dans certains cas. Dans les jours et mois qui suivent la greffe, le rejet peut devenir aigu. Le patient souffre alors de divers symptômes, dépendants de l'organe reçu. Ces épisodes peuvent s'arrêter en cas de traitement efficace.

Le rejet de greffe chronique se traduit par un arrêt de la circulation sanguine dans l'organe greffé, conduisant inéluctablement à sa nécrose. Là encore, divers symptômes peuvent se manifester.

Mécanismes des rejets de greffe

À la surface des cellules du greffon, l'organisme receveur reconnaît des anticorps qui ne sont pas les siens, principalement ceux du système HLA. Le système immunitaire se dirige donc vers ces intrus et les détruit progressivement.

Traitement du rejet de greffe

Pour limiter les risques de rejet de greffe, les patients transplantés sont soumis à un traitement à base de médicaments immunosuppresseurs qui, comme leur nom l'indique, bloquent le système immunitaire. Bien qu'ils s'avèrent efficaces, ils présentent des effets secondaires importants, rendant les patients beaucoup plus vulnérables à toute infection. C'est pourquoi un suivi médical régulier s'impose.

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