Tumeur vasculaire bénigne la plus fréquemment diagnostiquée chez le nourrisson, l’hémangiome prend la forme d’une « fraise». ©nico99 /shutterstock.com

Santé

Angiome

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Tache cutanée ou sous-cutanée, l'angiome apparaît à la naissance ou dans les premières semaines de vie. Mais comment se traduit cette malformation du système vasculaire, également baptisée « tache de vin », qui régresse dans la plupart des cas de façon spontanée ?

Anomalies vasculaires, les angiomes se traduisent par l'apparition d'une ou plusieurs taches rouges. Leur survenue est liée à des malformations du système vasculaire. Ces lésions congénitales bénignes peuvent rester localisées en surface (peau) et parfois s'étendre en profondeur (organes...). Selon la partie concernée, on distinguera les angiomes cutanés, sous-cutanés et mixtes.

Les angiomes se classent en deux catégories. Le lymphangiome se traduit par des malformations au niveau du système lymphatique. D'origine congénitale, il se développe au stade embryonnaire. Invisible pendant la grossesse, il s'exprime pendant la toute petite enfance. Il peut prendre la forme de kystes (microkystiques ou macrokystiques) qui peuvent évoluer à tous les endroits du corps. Les complications les plus répandues sont des saignements ou des micro-infections.

L’hémangiome, la forme la plus répandue chez le nourrisson

Seconde forme, l'hémangiome, la tumeur vasculaire bénigne la plus fréquente chez le nourrisson. Elle se traduit par des tumeurs vasculaires caractérisées par une vitesse variable de la multiplication des cellules endothéliales dans les vaisseaux. Ce processus aboutit à la formation d'une masse tumorale. La plaque rouge saillante, prenant la forme d'une fraise, caractéristique de l'hémangiome, peut être localisée sur toutes les parties de l'organisme. Mais le plus souvent elle est observée sur le visage et le cou.

Affectant particulièrement les filles, l'hémangiome touche entre 5 % et 10 % des nourrissons. La phase proliférative dure en moyenne 6 à 12 mois. Sa régression spontanée peut s'étendre jusqu'à 4 ans. Pendant cette période, la rougeur caractéristique de l'hémangiome disparaît progressivement. Mais il nécessite dans tous les cas un suivi pédiatrique. La vigilance est indispensable pour suivre les différentes phases de l'hémangiome. Et veiller au développement de l'enfant, notamment si la plaque située sur la paupière, le nez ou les lèvres gêne la vision ou la respiration.

L'origine de l'hémangiome n'est pas clairement définie. Mais la piste génétique, celle de l'influence des œstrogènes et de la pigmentation de la peau sont envisagées pour expliquer la survenue de cette anomalie vasculaire. Les petits poids de naissance et les peaux blanches exposeraient au risque de développer un hémangiome. Les facteurs de risque liés à la grossesse comme l'impact de médicaments ou d'aliments, eux, sont en revanche exclus.

Des traitements efficaces ?

La plupart des formes d'angiomes régressent spontanément. Mais pour freiner l'inflammation liée au lymphangiome, des antibiotiques peuvent être prescrits. Des ponctions sous anesthésie sont envisageables pour ôter les kystes. La sclérothérapie, injection facilitant la circulation du sang, est aussi un traitement de référence. Si les fonctions vitales sont fragilisées, la chirurgie peut être envisagée.

Concernant l'hémangiome, des bêta-bloquants sont efficaces pour limiter l'hypoxie (manque d'oxygénation du sang) liée au développement de la tumeur. La chirurgie survient en dernier recours, quand la tumeur prend une forme protubérante ou pour éviter des séquelles. Enfin, dans le cas où la tumeur rouge devient inesthétique, une intervention peut se faire par laser ou grâce à l'électrocoagulation.

Sources :

  • http://dermato-info.fr
  • http://www.vascapa.org
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