Les neurones sensitifs permettent de percevoir la chaleur par exemple. © Arestov Andrew, Fotolia

Santé

Neurone sensitif

DéfinitionClassé sous :Corps humain , neurone sensitif , nerf spinal

Par Marie-Céline Jacquier, Futura

 

Le neurone sensitif, ou neurone sensoriel, est un neurone situé dans un ganglion sensitif qui joue un rôle dans la perception d'un stimulus. Les neurones sensitifs sont souvent appelés « fibres afférentes ». Par exemple, un neurone sensitif peut servir à la perception de la chaleur.

Forme et parties du neurone sensitif, ou neurone sensoriel

Le neurone sensitif a généralement une forme en T, à cause de la présence d'une dendrite importante et d'un axone. Le neurone sensitif comprend donc trois parties :

  • un corps cellulaire (soma), qui se trouve dans le ganglion rachidien (ou ganglion spinal) situé au niveau de la racine sensitive dorsale du nerf spinal ;
  • une partie sensible, correspondant au récepteur sensoriel périphérique (côté dendrite) ;
  • un axone qui transmet le message reçu par le récepteur sensoriel vers le centre nerveux. L'axone se termine par une arborisation terminale permettant d'établir des connexions (synapses). Au niveau de la synapse, le neurone sensitif peut être en contact avec un motoneurone, ce qui peut permettre le réflexe myotatique.

Rôle du neurone sensitif dans le réflexe myotatique

Le réflexe myotatique correspond à une contraction d'un muscle en réponse à son étirement. C'est le réflexe rotulien testé par le médecin sur les muscles extenseurs des jambes. Lorsqu'un choc est perçu, l'étirement stimule des récepteurs sensoriels. Les neurones sensitifs du ganglion rachidien conduisent alors le message vers la moelle épinière.

Dans la moelle épinière, le neurone sensitif (ou neurone afférent) possède une synapse en commun avec un motoneurone ou neurone moteur (neurone efférent). La voie nerveuse efférente envoie un message qui va vers le muscle pour provoquer sa contraction.

Un neurone vivant en vidéo haute résolution  Les observations en nanoscopie des neurones de souris ont permis de découvrir que les épines dendritiques bougeaient et se modifiaient sur une courte échelle de temps. © MaxPlanckSociety 

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