Le cortex moteur permet le mouvement volontaire. © magicmine, Fotolia

Santé

Cortex moteur

DéfinitionClassé sous :cerveau , cortex moteur , cortex moteur primaire

Le cortex moteur rassemble les structures du cortex impliquées dans la motricité.

Cortex moteur primaire, cortex moteur secondaire…

Il comprend donc :

  • le cortex moteur primaire, qui occupe l'aire 4 du gyrus précentral. Une stimulation de cette aire conduit à une contraction d'un muscle situé au côté opposé. Les différentes aires du corps se projettent par somatotopie sur le cortex moteur primaire. Les gros neurones du gyrus sont appelés « neurones pyramidaux ». Ils contrôlent les mouvements volontaires des muscles squelettiques grâce à de longs axones.

  • Le cortex moteur secondaire, comprenant deux aires :

    • l'aire prémotrice, située à l'avant du cortex moteur primaire, qui contrôle les mouvements de muscles proches de l'axe du corps ;
    • l'aire motrice supplémentaire, qui planifie des mouvements complexes et coordonne les deux mains.

  • D'autres aires impliquées dans le mouvement volontaire, situées dans le cortex préfrontal et le cortex pariétal postérieur.

Cartographie du cortex moteur primaire

Le cortex moteur primaire stimule les motoneurones de la moelle épinière par la voie corticospinale pour contrôler le mouvement des membres. Si on projette sur le cortex les différentes parties du corps contrôlées, on obtient l'homoncule moteur (« homoncule » signifie « petit homme »).

Il apparaît que la surface du cortex allouée à une zone particulière n'est pas proportionnelle à la taille de cette partie du corps. La surface dépend de la complexité des mouvements contrôlés. Ainsi, les zones corticales qui gèrent les mouvements des mains et du visage occupent une place importante.

De plus, le gyrus gauche commande des muscles situés à droite du corps et vice versa.

Une plongée en 3D à l’intérieur du cerveau  Grâce à une méthode ingénieuse baptisée Clarity, une équipe de recherche a créé un cerveau transparent. En marquant les différentes molécules de cet organe avec des anticorps fluorescents, les auteurs ont pu observer ce qui s’y cache.