Santé

Décès des deux soeurs siamoises

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La première opération mondiale ayant pour but de séparer deux sœurs siamoises de 29 ans unies par la tête, s'est finalement achevée par le décès des deux sœurs, après 53h d'opération. Le décès semble avoir été provoqué par une perte très importante de sang durant l'opération qui a mobilisé 28 spécialistes internationaux ainsi qu'une centaine d'assistants.

Cette opération était à très hauts risques, et les médecins avaient prévenu qu'une ou que les deux sœurs pourraient décéder. En effet, jamais une séparation de deux cerveaux n'avait été réalisée sur des adultes, et même si l'opération avait été un succès il y avait encore des risques que les deux sœurs restent dans un état végétatif.

Ladan et Laleh avaient un cerveau chacune, mais ayant été tous deux dans la même boite crânienne pendant 29 ans, ils s'étaient en quelque sorte soudés, ce qui a rendu la tache des médecins beaucoup plus difficile que prévue. Dès le début de l'opération les médecins ont été confronté à des problèmes innatendus, la boîte crânienne a en effet été nettement plus difficile à couper que ce qu'il était prévu. Il a fallu 21h aux médecins pour arriver à ouvrir la boîte crânienne, prouvant que les os adultes sont plus denses que ce qu'il était estimé.

Les siamois unis par la tête sont très rares, ayant une probabilité d'un cas sur 2 millions de naissances. Mais la séparation est réalisable sur des enfants avec succès depuis 1952.

Un des obstacles principaux outre de séparer les deux cerveaux étroitement imbriqués, était une circulation sanguine irrégulière et très spéciale entre les deux sœurs. En effet elles partageaient une unique veine essentielle transportant le sang de leurs cerveaux vers leurs cœurs.
Ainsi avant toute chose, une veine de la jambe de Ladan a été retirée et greffée à son cerveau pour compenser la perte de la veine commune. D'ailleurs les médecins allemands avaient prévenu les deux sœurs dès 1996 quand elles ont commencé à penser à la séparation.
Le contrôle de la perte de sang était spécialement critique lors du changement de position des sœurs durant l'opération. En effet durant la séparation il était nécessaire qu'elles soient assises, puis allongées sur des lits séparés après.

Les sœurs étaient donc prévenues des risques éventuels de l'opération, elles avaient donc choisi en tout conscience que cela méritait d'être tenté.