Les États-Unis se préparent au pire. Le 1er janvier 2006, le Ministre américain de la santé et des services sociaux, Michael Leavitt a déclaré sur la chaîne de télévision CNN : "Le virus continue de se propager chez les oiseaux sauvages dans le monde entier. Rien ne permet de dire qu'il va cesser de se propager à un moment donné (...) Il nous faut être prêt"... "Les virus ne tiennent pas compte des frontières politiques. Ils se déplacent conformément aux règles de la nature. Ils sont nombreux, mutent sans cesse et s'adaptent de manière à pouvoir se transmettre à l'homme et à d'autres êtres vivants".

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    Faisant l'écho des propos du Ministre, Julie Gerberding, du Centre d'épidémiologie,"Centers for Disease ControlCenters for Disease Control", a déclaré sur la chaîne CBS, "Il est probable que nous n'avons jamais été aussi près de connaître une pandémie. Face aux signes inquiétants de la propagation de ce virus très mauvais (en Asie et en Europe), il nous faut le prendre au sérieux et résoudre certains des problèmes qui risquent d'entraver une intervention efficace aux États-Unis". Apres avoir rappelé que le monde a connu trois pandémies de grippe dont celle de 1917 connue sous le nom de grippe espagnole, elle a ajouté : "Il y a tout lieu de penser que cela se reproduira. C'est pourquoi, que l'on se prépare pour le H5N1 ou pour une autre pandémie éventuelle, les mesures que nous prenons maintenant permettront de sauver la vie de personnes et de faire davantage pour protéger la population à l'avenir".

    M. Leavitt et Mme Gerberding ont souligné la nécessité de :
    1) mettre en place un système fiable de distribution de vaccinsvaccins,
    2) mettre au point un plus grand nombre de médicaments antivirauxantiviraux plus efficaces et
    3) de renforcer l'infrastructure médicale des États-Unis à tous les niveaux.

    Par ailleurs, Mme Gerberding a indiqué que les États-Unis, en accord avec le reste de la communauté internationale, isoleraient les personnes atteintes de la grippe et leur entourage immédiat, sans toutefois prendre de "mesures draconiennes" tels que le recours aux forces armées pour mettre en quarantaine toute une ville, voir tout un pays.

    Le virus de la grippevirus de la grippe aviaire (souche H5N1) a déjà entraîné l'abattage d'au moins 150 millions d'animaux dans le monde, notamment en Asie. Depuis 2003, l'OMSOMS a signalé 71 morts, sur 131 cas humains infectés, ce qui a suscité une grande inquiétude quant à un risque de pandémie de grippe.