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Santé dans le monde en 2013 : l’OMS invite à poursuivre la recherche

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L'OMS, dans son rôle d'autorité sanitaire mondiale, vient d'établir un bilan sur la santé dans le monde d'aujourd'hui. Sans une poursuite de la recherche scientifique, les progrès qu'elle souhaite instaurer et généraliser ne pourront se réaliser. Parmi ses objectifs les plus fous : la couverture sanitaire universelle.

Les efforts fournis par l'OMS ces dernières années finissent par payer. Par exemple, la poliomyélite a nettement reculé grâce à une politique de vaccination (à l'image). Malheureusement, le personnel en mission pour protéger les enfants afghans ou pakistanais doit faire face à des résistances d'une partie de la population locale, qui recourt aux armes contre une politique sanitaire qu'ils ne comprennent pas. © Unicef Sverige, Fotopedia, cc by 2.0

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié jeudi 15 août son rapport sur la santé dans le monde 2013. Les auteurs insistent sur l'importance de la recherche pour « mettre un terme aux principaux problèmes de santé publique ». Et pour parvenir à un objectif commun aux États membres : la couverture sanitaire universelle.

Selon l'OMS« le but de la couverture universelle en matière de santé est de faire en sorte que tous les individus aient accès aux services dont ils ont besoin sans que cela entraîne pour les usagers de difficultés financières ».

Pour l'organisation onusienne, cet objectif ne pourra pas être atteint « sans s'appuyer sur les données produites par la recherche ». Il faut « promouvoir les études susceptibles de déboucher sur la mise en place de services de santé accessibles et abordables », explique Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. Les illustrations ne manquent pas, à l'image des dizaines de travaux réalisés sur l'impact des moustiquaires imprégnées d'insecticides dans la lutte contre le paludisme. Ou ceux centrés sur l'efficacité d'un traitement contre la leishmaniose viscérale.

Les pays tropicaux et équatoriaux doivent souvent faire face à de lourds problèmes sanitaires. La morbidité infantile y est plus élevée. Mais les efforts récents ont permis de la limiter au niveau mondial. Preuve que la persévérance paye. © Unamid Photos, Flickr, cc by nc nd 2.0

Recul de la morbidité maternelle grâce à la recherche

Margaret Chan insiste également sur les études réalisées ces dernières années sur la morbidité maternelle — en recul dans de nombreux pays en développement — et notamment sur la place des interventions communautaires. « Ces essais n'apportent pas toutes les réponses, souligne-t-elle. Mais ils constituent un puissant argument justifiant d'associer les agents de santé communautaires aux soins à dispenser aux mères et aux nouveau-nés. »

Avec ce rapport, l'OMS souhaite donc mobiliser « ceux qui financent la recherche, ceux qui la font ou qui aimeraient en faire et ceux qui utilisent les données qui en sont issues ». Et s'adresser d'une manière générale « à tous ceux qui souhaitent comprendre comment on peut atteindre l'objectif que constitue la couverture sanitaire universelle ».