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Ébola : l'épidémie a fait 4.000 victimes en Afrique et s'étend toujours

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Les dernières statistiques de l'OMS font état d'un millier de nouveaux cas par semaine en Afrique de l'ouest, un rythme qui devrait atteindre un pic en décembre. Actuellement plus de 8.000 personnes sont infectées.

Au 10 octobre, le virus Ébola avait tué quatre mille fois. Le nombre de personnes infectées dépasserait désormais 8.000 selon l'OMS. La progression de l'épidémie se poursuit mais elle semble ralentie dans certaines régions. Cependant, la mortalité est très élevée dans les pays les plus touchés. © Idé

En Afrique, le virus Ébola a déjà tué plus de 4.000 personnes et plus du double sont infectées. Du moins sont-ce les chiffres au 10 octobre car le nombre de cas ne cesse d'augmenter. Ce mardi, Bruce Aylward, adjoint au directeur général de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), a affirmé qu'en décembre, le nombre de personnes touchées par cette fièvre hémorragique augmentera en Afrique de l'ouest de 5.000 à 10.000 par semaine, contre un rythme hebdomadaire actuel d'environ un millier.

La mortalité dépend beaucoup des conditions de soins et de leur rapidité. Toujours d'après l'OMS, elle atteindrait 70 % dans les trois pays les plus touchés, le Liberia, le Sierra Leone et la Guinée, dans l'ordre des nombres de cas. Ce taux est difficile à estimer car le nombre de personnes infectées par le virus est mal connu et il n'est pas si facile de lui attribuer à coup sûr un décès.

Des virus Ébola ont pris l'avion. Venues d'Afrique de l'ouest, des personnes infectées ont été repérées et soignées, souvent avec efficacité. Un premier cas de contamination hors Afrique eu lieu au début du mois d'octobre, en Espagne, suivi de deux autres, au Texas. © Idé

Quelques cas seulement hors d'Afrique

Hors d'Afrique, des cas de maladies à virus Ébola ont été recensés dans plusieurs pays d'Europe et aux États-Unis. Début octobre, en Espagne, est survenue la première contamination hors d'Afrique. Autrement dit, une personne porteuse du virus en a contaminé une autre, en l'occurrence une aide-soignante qui s'occupait de deux malades rapatriés du Liberia et du Sierra Leone. Deux autres contaminations ont été signalées au Texas, dans le même hôpital, le 12 et le 15 octobre. Là encore, il s'agit de soignants contaminés par des patients.

L'aéroport JFK, à New York, contrôle désormais les passagers en provenance des pays touchés (d'Afrique de l'ouest) avec questionnaires et thermomètres à infrarouges. Depuis le mois d'avril en « niveau de vigilance P4 » pour les vols en provenance de la Guinée, du Liberia et du Sierra Leone, la France envisage des mesures supplémentaires, à l'embarquement.

En Afrique, les mesures prises semblent fonctionner quand elles sont suivies. Au Nigéria et au Sénégal, l'OMS estime que, si aucun nouveau cas n'est noté d'ici, respectivement, le 20 et le 17 octobre, l'épidémie pourra être considérée comme arrêtée. Dans certaines régions touchées, le rythme de contaminations fléchit, mais reste élevé dans certaines grandes villes, et en particulier les capitales de la Guinée, du Liberia et du Sierra Leone.