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Dossier : les secrets de la police scientifique

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Découvrez le dossier Police scientifique : les vraies méthodes d'investigation. Vous êtes fan des séries policières ? Futura-Sciences vous plonge dans l'univers des experts de la police scientifique et vous fait découvrir leurs véritables méthodes d'investigation !

Menez l'enquête sur la police scientifique avec Futura-Sciences. © DR

 

Sur une scène de crime, la police scientifique se charge de récolter des indices, dont les analyses croisées permettront d'élucider le meurtre. Tout se passe-t-il exactement comme à la télévision ? Pour le savoir, découvrez notre dossier sur les outils de la police scientifique.

 

Sur une scène de crime, les enquêteurs savent qu'ils récolteront de nombreux indices. Quelles sont les personnes qui interviennent et comment procèdent-elles pour les trouver et les récolter ?

 

À côté des indices visibles sur une scène de crime se cachent des éléments tout aussi intéressants mais invisibles à l'œil nu. L'utilisation d'une lampe aux propriétés particulières permet de les repérer facilement !

 

Le sang est l'un des indices retrouvés sur une scène de crime qui apporte le plus d'éléments utiles à l'enquête. Il porte en effet de l'ADN, pouvant appartenir au criminel ou à sa victime, mais les projections de sang confèrent aussi aux enquêteurs un moyen de reconstituer l'enchaînement des évènements de violence.

 

Mort récente ou au contraire survenue des mois auparavant, les enquêteurs disposent d'éléments permettant de dater avec plus ou moins de certitude le moment du décès. Cette datation se révèle essentielle dans les affaires de meurtre.

 

La température corporelle diminue progressivement dès la mort, passant de 37 °C à la température ambiante. Suivant les conditions environnementales et la température du corps au moment de sa découverte, il est possible de calculer le temps qu'il a fallu pour que la température diminue, déterminant ainsi l'heure de la mort.

 

L'impressionnante rigidité cadavérique, caractérisée par une immobilisation des muscles striés squelettiques, intervient de façon provisoire. Elle permet aussi de dater le moment de la mort, avec plus ou moins de précisions.

 

Rouges violacées, les lividités cadavériques apparaissent sous le cadavre, là où s'accumule le sang. Elles permettent de dater le moment de la mort si elle est survenue dans les heures précédentes, mais surtout de déterminer si le cadavre a été déplacé.

 

L'entomologie criminelle, basée sur l'étude des insectes qui se nourrissent du cadavre, permet de déterminer le moment de la mort, quelques mois ou quelques années après sa survenue.

 

Un des éléments essentiels à l'élucidation d'un meurtre est de comprendre comment le crime a été commis. S'agit-il d'un crime passionnel ? D'un crime prémédité ? Les indices prélevés sur le cadavre ou sur la scène de crime permettent de tout savoir.

 

Les causes de la mort ne peuvent être connues avec certitude qu'avec une autopsie réalisée par un médecin légiste. L'analyse des organes, d'orifices laissées par des balles ou encore la présence de substances toxiques dans l'organisme ne laissent souvent pas de place au doute. Autopsie, toxicologie et balistique sont donc les trois méthodes clés pour déterminer les causes de la mort avec certitude.

 

Sur une scène de crime, les éclaboussures de sang sur les murs et le sol peuvent révéler beaucoup d'indices permettant de comprendre comment s'est déroulé le meurtre. Pour comprendre, laissons place aux lois de la physique...

 

Si l'on sait quand et comment le crime a été commis, le plus important pour les enquêteurs est de réussir à identifier le coupable.

 

L'étude des empreintes digitales (ou dactyloscopie) est utilisée depuis le XIXe siècle comme moyen d'identification. Elles sont encore aujourd'hui couramment utilisées dans les enquêtes criminelles. 

 

Lorsque du sang est retrouvé sur une scène de crime, il faut avant tout s'assurer qu'il s'agit bien de sang humain. La détermination de son groupe sanguin pourra peut-être permettre de disculper des suspects.

 

Depuis l'apparition des techniques permettant de comparer les empreintes génétiques, l'ADN est devenu l'indice numéro 1 pour toute enquête criminelle.