L'activité physique, un bon moyen de réduire le risque de diabète de type 2... © Mathieu Parny

Santé

Diabète de type 2 et régulation du rythme circadien sont-ils liés ?

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Des altérations du gène de la mélatonine, qui contrôle le cycle circadien, c'est-à-dire le rythme jour-nuit du métabolisme, conduisent aussi à une perturbation de la secrétion d'insuline et à une élévation de la glycémie. D'après les auteurs à l'origine de cette découverte, ce lien pourrait permettre de mieux comprendre le diabète voire de mieux le soigner.

Des chercheurs du CNRS et de l'Institut Pasteur de Lille (équipe de Philippe Froguel, qui travaille également pour l'Imperial College de Londres) ainsi que deux autres groupes viennent indépendamment de découvrir un lien génétique entre la régulation du cycle circadien et le diabète de type 2. Plus précisément, ils ont démontré que les mutations du gène responsable de la production de la mélatonine entraînaient une élévation de la glycémie, augmentant ainsi le risque de diabète de type 2 (non insulinodépendant).

Le cycle circadien influe sur notre métabolisme, et conditionne par exemple la température corporelle, les phases du sommeil ou les variations de la tension artérielle. De nombreuses hormones dont la mélatonine justement, participent à la régulation des rythmes circadiens. Ainsi contrôlent-elles notamment la durée et la qualité du sommeil, et notre humeur. C'est dire l'importance de leur rôle dans le métabolisme.

Quel est le support génétique de la régulation de la glycémie ?

La perturbation de ces rythmes entraîne, entre autres, des troubles de la sécrétion d'insuline. Les résultats du travail font ressortir que la glycémie est fortement régulée par un petit nombre de gènes. « Les personnes porteuses de plusieurs mutations de ces gènes ont des profils glycémiques de type pré-diabétique », précisent les auteurs. Cette découverte pourrait permettre d'ici quelques années, de mieux comprendre l'étiologie du diabète.

Y a-t-il une relation ? Un rapport présenté devant l'Académie de Médecine, fait ressortir que les populations les plus précaires en France sont également les plus exposées au diabète. Chez ces personnes, la prévalence de la maladie serait en effet trois fois plus importante. Ce n'est pas vraiment une surprise, sachant que l'obésité touche très majoritairement les populations les moins favorisées. Or l'obésité on le sait aussi, est une portée d'entrée dans la maladie diabétique.