Les rêves ont lieu aussi bien dans le sommeil paradoxal que dans le sommeil non-paradoxal. © yellowj, Fotolia

Santé

Des chercheurs ont pisté les rêves dans le cerveau

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Par Marie-Céline Jacquier, Futura

Grâce à des électroencéphalogrammes, des chercheurs internationaux ont identifié des régions cérébrales impliquées dans les rêves. Ces résultats permettent aussi de mieux comprendre ce qui différencie un cerveau conscient ou inconscient.

Nous rêvons pendant le sommeil paradoxal, mais pas seulement : les rêves se déroulent aussi pendant le sommeil non-paradoxal. Alors qu'est-ce qui caractérise un cerveau en train de rêver ? Pour le savoir, des chercheurs américains, italiens et suisses ont enregistré l'activité cérébrale de 46 personnes qui dormaient, grâce à des électroencéphalogrammes.

Des électrodes placées sur le crâne ont capté les ondes cérébrales de différentes fréquences. Les participants étaient réveillés dans la nuit et devaient dire s'ils avaient rêvé, et aussi s'ils se souvenaient de leurs rêves.

Chute de l’activité basse fréquence à l’arrière du cerveau

Dans le sommeil paradoxal comme dans le non-paradoxal, les rêves étaient associés à une diminution de l'activité de basse fréquence dans les régions corticales postérieures (à l'arrière du cerveau). Les chercheurs ont aussi identifié les régions importantes pour se souvenir d'un rêve : celui-ci était lié à une augmentation de l'activité haute fréquence à l'avant du cerveau. Grâce à ces résultats, les chercheurs ont réussi à prédire si les participants avaient rêvé ou pas.

De plus, rêver à des visages correspondait à une augmentation de l'activité de haute fréquence dans une région du cerveau impliquée dans leur reconnaissance. De même, ceux impliquant la perception spatiale, le mouvement et la réflexion étaient liés à des régions du cerveau qui servent à accomplir ces tâches lorsque nous sommes éveillés. Pour Francesca Siclari, un des auteurs de cette recherche qui s'exprime dans The Guardian« peut-être que le cerveau qui rêve et le cerveau éveillé sont beaucoup plus semblables que ce que l'on imagine parce qu'ils recrutent en partie les mêmes zones pour le même type d'expériences ».

Les résultats de ces recherches ont été publiés dans Nature Neuroscience.

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