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Mante religieuse

Diaporama - Insecta
PhotoClassé sous :zoologie , insecte , hyménoptère
Mante religieuse

Mante religieuse

La mante religieuse est un orthoptère de l'ordre des mantoptères. La plupart des espèces sont méditerranéennes, alors que « mantis religiosa » ne craint pas les régions plus nordiques. Elles existent sous différentes formes : orchidées, feuilles, sous les tropiques.

Son nom provient de son attitude de « prière », pattes ravisseuses repliées et accolées telles des mains jointes. Cette posture convient aussi bien à l'attaque qu'à la défense, car l'insecte est un prédateur qui chasse à l'affût dans une immobilité totale. D'une extrême mobilité, la tête dont le champ de vision peut couvrir 180 °, agit à la manière d'un périscope.

Les mantes sont diurnes, affectionnent les terrains découverts et ensoleillés. Elles passent aisément inaperçues dans le milieu qu'elles occupent car, bien involontairement d'ailleurs, leur couleur verte ou brune, les rend pratiquement invisibles. Sous nos latitudes, cette faculté est appelée homochromie. Tandis que le fait de se camoufler en orchidées ou en feuilles se nomme mimétisme.

Biologie :

Les deux sexes sont aptes au vol. La femelle est plus grande d'un tiers que le mâle et plus grosse. Les pattes intermédiaires et postérieures sont qualifiées de déambulatoires, tandis que les pattes postérieures, armées de crochets pour maintenir les proies sont appelées ravisseuses. L'originalité de la mante religieuse tient à la fantastique mobilité de sa tête juchée sur un corps qui peut conserver une fixité déconcertante.

Tapie sur sa tige ou sur branche, la mante capture les proies qui passent à sa portée à l'aide de ses pattes ravisseuses qui agissent à la manière de harpons. Lorsqu'elle est elle-même en danger, se sont toujours ses pattes postérieures qui sont mises à contribution. En effet, leur face interne est ornée d'une tache noire. En écartant les « bras », ces taches apparaissent comme des yeux sur un corps démesuré car, pour intimider l'adversaire, l'insecte bruisse des ailes en même temps qu'elle écarte ses pattes.

Cycle de vie :

La ponte, qui peut avoisiner les 300 œufs, est contenue dans une oothèque ovoïde, dont la matière ressemble à la soie des papillons. Le choix du support importe peu. Les jeunes mantes éclosent au mois de juin de l'année suivante. Lorsqu'elle émerge de son cocon, la larve emmaillotée dans une fine membrane ressemble en tous points à un adulte fini. La croissance s'effectue par des mues successives et la maturation sexuelle intervient lors du passage à l'âge adulte.

L'accouplement des mantes finit fréquemment par des agapes sanguinaires aux dépens du mâle. Après avoir été fécondé, il arrive que la femelle dévore le mâle en commençant par la tête. Certaines fois, répondant à des gestes réflexes, le mâle continue à féconder la femelle alors qu'il a la tête tranchée... Est-ce de l'observation de cet épisode cruel que l'on dit que l'amour fait perdre la tête ?

© Patrick Straub

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