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Geotrupes stercorarius – Géotrupe stercoraire ou bousier

Diaporama - Insecta
PhotoClassé sous :zoologie , insecte , hyménoptère
Geotrupes stercorarius – Géotrupe stercoraire ou bousier

Description

Geotrupes stercorarius est un coléoptère appartenant à la super-famille des scarabéidés. Il est reconnaissable à la forme en « massue » (ou en brosse de pinceau) du dernier article de ses antennes et à sa couleur noire métallique. Coprophage, il fréquente les chemins et les pâturages où il sait pouvoir trouver des bouses ou des crottins. A cause de son goût prononcé pour les excréments, il a été surnommé « bousier ».

L'insecte, d'une taille pouvant aller de 15 à 20 mm, représente un élément important dans la chaîne de transformation des substances naturelles. Il contribue à sa mesure à l'engraissement du sol en sels minéraux, à la production de bactéries et de hyphes mycéliens, ainsi qu'à l'augmentation des populations de microarthropodes. Il permet de maintenir la fertilité des pâturages. Très commun dans notre pays, il paye néanmoins un lourd tribut à nos semelles ou aux pneus de nos véhicules.

Biologie

L'abdomen et le thorax de geotrupes stercorarius sont fortement bombés. Les élytres sont striés de fins sillons longitudinaux et les pattes, puissantes, sont hérissées de poils rigides ressemblant à des épines. Il est plutôt maladroit au sol mais vole très bien surtout au crépuscule lors des chaudes soirées d'été.

Le bousier utilise les excréments des herbivores pour constituer des garde-manger pour ses larves. Il modèle les déchets sous forme de boule, qu'il roule ensuite jusqu'à un endroit qu'il juge propice, creuse une galerie qu'il remplit de bouse, et y pond ses œufs. Après leur éclosion, les larves se nourriront de ces déjections si précieusement et difficilement récoltées.

Actualité

Déclin de l'entomofaune de montagne.

Si geotrupes stercorarius est bien représenté sur l'ensemble de notre territoire, il devient moins commun dans les pâtures d'altitude et les alpages. En effet, à l'instar d'autres insectes et des plantes, il est victime du syndrome des « bouses pièges ».

Avant de conduire leurs bêtes aux pacages de montagne, les éleveurs font absorber aux bovins, un antiparasitaire contenant un insecticide contre les varons (diptères provoquant des abcès dans le tissu sous cutané dorsal)

http://www.tours.inra.fr/urbase/internet/resultats/hypodermose/fiche1.htm

Le toxique imprègne les bouses qui empoisonnent les insectes coprophages, et empêche leur bio dégradation. Les prés se retrouvent ainsi constellés de bouses quasi imputrescibles, parfois vieilles de quatre ans, sur lesquelles plus rien ne pousse.

© Patrick Straub

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