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Coccinella septempunctata - Coccinelle à sept points

Diaporama - Insecta
PhotoClassé sous :zoologie , insecte , hyménoptère
Coccinella septempunctata - Coccinelle à sept points

Coccinella septempunctata - Coccinelle à sept points

Description

Coléoptère de la famille des coccinellidés qui comporte pas moins de 5000 espèces dans le monde entier, coccinella septempunctata est probablement l'insecte le plus populaire. A tel point qu'on l'a affublé de noms divers selon les régions et les pays. Le plus courant et le plus usité chez nous est bien évidemment : « Bête à Bon Dieu ». Curieusement, la plupart de ces surnoms ont une connotation religieuse : « Poulette de la Madone » en Italie, « Petit Veau du Seigneur » en Allemagne et « Oiseau de la Vierge » en Grande Bretagne. La coccinelle a toujours été considérée comme un porte-bonheur, une bénédiction pour les cultures.

Et pourtant, elle n'a rien d'un ange car, autant au stade larvaire, qu'à l'état d'imago, c'est une prédatrice redoutable et vorace. La terreur des cochenilles, des pucerons et des acariens. En ce sens, elle rend des services inestimables aux cultures, et est souvent utilisée dans la lutte biologique. Son action est moins rapide que celle d'un insecticide, mais elle est plus sélective et malgré tout efficace.

Biologie

La robe de la coccinelle à sept points est rouge et ponctuées de sept taches noires. L'une est suturale, c'est-à-dire placée à l'arrière du prothorax sur le sillon formé par les élytres, et les six autres sont réparties sur les élytres. Le corps demi sphérique repose sur une face ventrale plane. L'insecte ne mesure guère plus de 8 mm. Son pronotum noir orné de deux points blancs, protège la tête armée de mandibules à la façon d'un bouclier. Les antennes se rétractent au repos. Pour éloigner les prédateurs, la belle se défend à l'aide de saignées réflexes, en exsudant une humeur toxique produite par les articulations des pattes.

Lorsque le froid s'annonce, la coccinelle rappelle le ban de ses copines, pour aller hiberner en groupe sous une écorce. Au printemps, les femelles pondent entre une dizaine et une cinquantaine d'œufs sur le dos des feuilles. Ceux-ci donneront naissance à des larves véloces et aphidiphages à forme allongée, munies de saillies épineuses qui se nymphoseront avant de devenir imagos.

© Patrick Straub

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