Planète

Méthodes d'éradication mécaniques et chimiques

Dossier - La Caulerpa taxifolia, algue invasive
DossierClassé sous :océanographie , caulerpa , taxifolia

-

Appelée algue tueuse, peste verte, fleur du mal, serpent des mers, Alien des mers, algue fatale, assassine, ravageuse, cancer ou sida des mers... Caulerpa taxifolia n'arrête pas de défrayer la chronique depuis sa découverte en 1984, au pied du rocher de la Principauté de Monaco.

  
DossiersLa Caulerpa taxifolia, algue invasive
 

De nombreuses méthodes d'éradication de Caulerpa mexicana ont vu le jour, voici les principales.

© Kyle Demes, Smithsonian Institute CC BY-NC 2.0
  • Première méthode : elle consiste à poser des bâches plastiques noires sur l'algue pour arrêter la photosynthèse, il faudrait les laisser plusieurs mois pour que cela soit efficace.
  • Deuxième  méthode qui consiste à recouvrir l'algue de sel. Les essais ne sont pas concluant et on peut poser la question comment faire sur un tombant à - 50 ou - 100 m ?
  • troisième méthode : elle consiste à recouvrir l'algue avec une bâche imbibée de sulfate de cuivre. Quel est l'impact du cuivre dans la mer ?
  • Quatrième méthode, plus sophistiquée, consiste à détruire l'algue par électrolyse à l'aide d'un chariot spécialement construit à cet effet (système CEV). La méthode est concluante sur des très petites surfaces.
Comment éradiquer l'algueCaulerpa taxifolia? © adl.brs.gov.au
  • Cinquième méthode, radicale, qui a vu le jour aux États-Unis, elle consiste à injecter du chlore sous des bâches plastiques tendues sur les champs de Caulerpa, 2.50Om² ont ainsi été détruits en Californie. Le chlore ayant un effet chimique très court, détruit toute la biodiversité benthique qui revient peu à peu dans des délais raisonnables. Restent, la suceuse d'algues qui aspire tout, les ultrasons, le chalumeau, la pompe à eau... ? Méthodes qui n'ont marché qu'en laboratoire.

On comprend que toutes ces méthodes, mécaniques ou chimiques, n'ont qu'un impact très limité et ne peuvent donc être utilisées que sur de petites surfaces, voire de nouvelles colonies, là où de toute façon l'arrachage manuel aura la même efficacité. En conclusion, la situation nous prouve qu'on ne pourra jamais tout éradiquer, seul doit être pris en compte le contrôle des nouvelles colonies.