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La Caulerpa taxifolia : historique d'une algue pas comme les autres

Dossier - La Caulerpa taxifolia, algue invasive
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Appelée algue tueuse, peste verte, fleur du mal, serpent des mers, Alien des mers, algue fatale, assassine, ravageuse, cancer ou sida des mers... Caulerpa taxifolia n'arrête pas de défrayer la chronique depuis sa découverte en 1984, au pied du rocher de la Principauté de Monaco.

  
DossiersLa Caulerpa taxifolia, algue invasive
 

Caulerpa taxifolia est une très belle algue tropicale, connue du monde entier mais toujours très rare.

Monaco, Musée Océanographique.© Berthold Werner GFDL, Domaine public

La découverte de la Caulerpa taxifolia

Les qualités d'une souche exceptionnelle sont pour la première fois découvertes dans un aquarium public de Stuttgart vers 1969.

On retrouve sa trace à l'aquarium public tropical de Nancy au début des années 1980, et c'est vers 1983 que le musée océanographique de Monaco reçoit de Nancy quelques échantillons de l'algue dont la culture est alors entreprise dans ses aquariums. Jusque là pas de problème, rien de plus normal que d'utiliser une très belle algue vert fluo, pour enrichir les aquariums !

LaCaulerpa taxifolia. © Alexis Rosenfeld - Reproduction interdite

La Caulerpa taxifolia retrouvée en Méditerranée

Mais voilà, un an après, en 1984, cette algue est observée en mer, au pied du musée de Monaco et bien vivante. C'est donc qu'elle continue à vivre et à se développer en mer Méditerranée, ce qui alerte certains chercheurs, spécialistes des algues comme que le professeur Meinesz de l'université de Nice Sophia Antipolis.

En effet, cette algue d'origine tropicale n'aurait jamais dû survivre en Méditerranée. Dès lors, on ne pouvait qu'être alerté sur la dissémination de cette algue naturalisée.

Les experts connaissent très bien quelles sont les causes de la réduction de la biodiversité dans les mers. Ce ne sont pas les marées noires qui sont spectaculaires mais rapidement réversibles, ni les énormes déversements de métaux lourds et autres organochlorés, mais en premier lieu la destruction de l'habitat par toutes les constructions en littoral (ports, marinas, etc.) qui est, elle, définitive ; et en second ce sont les espèces invasives.