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Il faut protéger la biodiversité ?

Dossier - Biodiversité : controverses sur la variété du vivant
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Le terme biodiversité est un terme "valise" où chacun projette ses représentations du monde vivant et de la nature, en fonction de sa culture, de son expérience, de ses besoins ou de son intérêt immédiat. C’est dans nos modes de développement, dans les systèmes économiques et politiques mis en place, que l’on doit rechercher des solutions éventuelles aux processus d’érosion de la biodiversité.

  
DossiersBiodiversité : controverses sur la variété du vivant
 

Il faut protéger la biodiversité ? Oui, mais laquelle ? Le discours globalisateur laisse penser qu'il faut protéger toute la biodiversité. Il passe sous silence le fait que l'homme, depuis ses origines, a eu à lutter contre une partie de la biodiversité :

Araignée. © CZESS, DP
Johnkentucky © Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

• les parasites, les maladies virales et bactériennes et leurs vecteurs ; pensons au paludisme ou à la grippe, ainsi qu'à toutes les maladies des plantes et animaux domestiques
• les nuisances d'origine animale ou végétale ;
• les espèces dangereuses pour l'homme, des prédateurs (ours, loup, etc.), aux serpents ;
• il faudrait aussi parler des phobies (araignées par exemple).

Wikipedia domaine public

Autrefois on parlait d'espèces nuisibles. Mais on nous a appris que ce terme était politiquement incorrect. On continue cependant à faire comme avant (lutter contre ces espèces) mais sans trop de publicité ! Dans la vie quotidienne on voit bien cependant que l'on ne veut pas du loup, que tout le monde est content d'être débarrassé des moustiques, et qu'il n'y a pas de société de protection du ver solitaire (en voie de disparition mais pas sur les listes rouges ?). Ce n'est pas la nature sauvage à laquelle le citoyen aspire, mais à une nature jardinée débarrassée de ses nuisances.

On doit clairement prendre position sur le fait que l'on ne veut pas tout conserver, que nous avons à lutter contre certaines espèces, et que nous devons développer des stratégies pour cela, plutôt que de demander de manière souvent irresponsable le retrait pur et simple des pesticidesCe n'est pas toujours le produit qui est en cause, mais la manière dont on l'utilise.

Termitière Australie © Christian Lévêque

La lutte contre les « nuisibles » fait à n'en pas douter des dégâts collatéraux mais on peut minimiser les impacts des pesticides sur les autres espèces en se donnant les moyens de sélectionner les bons insecticides et en mettant en place des stratégies de lutte adaptées. Mais que dit le prêt à penser sur ces questions ?