Planète

Cténaire

DéfinitionClassé sous :zoologie , cténaire , cténophore
Un cténaire, aussi appelé cténophore. © NOAA/OAR/ National Undersea Research Program

Cténophore prend son nom du grec cteno qui signifie peigne, et de phoros qui veut dire porter, et se traduit par « porteur de peigne ».

Les cténophores sont des organismes marins prédateurs de petite taille qui ont une vague ressemblance avec les méduses. Ils  constituent une grande part de la biomasse planctonique des océans de la planète. Leur nom provient de la structure en peigne des cils locomoteurs disposés en rangées quasi-symétriques. Au contraire des méduses, les cténaires ne possèdent pas de cnidocytes qui sont des cellules urticantes, mais des colloblastes qui elles, sont des cellules collantes. Les cténaires les plus connues sont la groseille de mer et la ceinture de Vénus. Toutes les espèces sont hermaphrodites.

Juvénile du genre Bolinopsis. © National Oceanic and Atmospheric Administration, domaine public

Mode de vie des cténaires

Bien que les cténophores se laissent dériver à la surface des océans par les courants marins, ils sont capables de nager. Ils se propulsent grâce à l'action de leurs cils preignés locomoteurs disposés le long des flancs. Leur corps est translucide et ressemble à une gélatine iridescente. Certains produisent de la lumière par bioluminescence, d'autres la réfléchissent et la diffusent sous forme d'éclairs colorés lors de leurs déplacements. On les trouve dans tous les océans du globe jusqu'à 4.000 mètres de profondeur, et ils fréquentent aussi bien les eaux océaniques que les eaux saumâtres des estuaires. Ils sont particulièrement abondant sous les tropiques et au niveau des deux pôles.

Mnemiopsis leidyi. © Steven G Johnson, GNU FDL Version 1.2

Morphologie de scténaires

Leur morphologie générale peut présenter divers aspects : ovoïde, rubanné, en forme de poire ou de cloche. Les cténophores possèdent le plus souvent une huitaine de rangées de cils vibratiles situés à la base du corps qui servent de moyen de propulsion. La majorité des espèces arbore deux longs tentacules qui sont retractés dans une poche lors de la nage. Ils servent uniquement à la chasse. Les cténophores possèdent une fantastique capacité de régénération, car même très endommagé, l'organisme est en mesure de se reconstituer entièrement, et certains organes, tels que les statocystes, peuvent se régénérer alors même qu'ils sont totalement détruits.

Genre Beroe. © jurvetson, Creative Commons paternité 2.0 générique

Les cténaires possèdent une morphologie biradiaire mais présentent quelques structures asymétriques qui peuvent se retrouver dans les pores, anaux, les rangées de peignes natatoires et les statocystes qui sont les organes de l'équilibre. Ces derniers se présentent sous forme de cellules calcifiées reposant en équilibre sur des flagelles, et qui exercent une pression suivant la position de l'organisme. Cette impulsion permet au cténophore d'évaluer sa position dans l'espace. La stimulation sensorielle transmise à l'ectoderme, permet au cténophore de rétablir son équilibre horizontal en activant ces cils locomoteurs.

Mertensia ovum. © National Oceanic and Atmospheric Administration, domaine public

Bien qu'ils soient de redoutables prédateurs, les cténophores sont certainement les créatures les plus gracieuses des océans. Leurs formes étranges, leur extrême fragilité et la diversité de leurs coloris provoqués par les flashes irisés ponctuant leurs mouvements élégants, pourraient leur conférer le statut d'extraterrestres marins. Probablement James Cameron s'est-il inspiré de leur morphologie et de la fluidité de leurs mouvements pour la réalisation de son excellent film Abyss.

Le cténophore Bathocyroe fosteri. © Marsh Youngbluth, National Oceanic and Atmospheric Administration, domaine public